Sebastian Lindner
· 23.08.2026
Pour cette troisième journée, la Vuelta reste entièrement sur le territoire français. Cela n'empêche toutefois pas la course de monter en puissance. Le peloton atteint les Pyrénées, où l'attend le premier col. Au total, l'étape totalise près de 2 700 mètres de dénivelé.
Sur les premiers kilomètres, on ne s'en rend toutefois guère compte. L'étape démarre sur la côte méditerranéenne, à Gruissan. Après un léger détour vers le nord, le parcours se dirige ensuite principalement vers le sud jusqu'aux abords de Perpignan. Vers la moitié de cette étape de 174 kilomètres, le terrain commence à monter.
Le profil s'oriente ainsi vers le col du Mont-Louis (1re catégorie). La montée s'étend sur plus de 19 kilomètres, avec une pente moyenne de 4,8 %. Un court plateau, une petite descente… puis c'est déjà la montée finale vers Font-Romeu (2e catégorie). Avec une pente moyenne de 5 %, elle est tout aussi raide, mais, avec ses 9,8 kilomètres, elle n'est que deux fois moins longue. On y trouve des pentes maximales de 8 %, mais dans l'ensemble, la montée vers l'arrivée est assez régulière.
La première épreuve du tour attend les grimpeurs de la Vuelta. C'est une bonne étape pour se mettre en jambe. La montée est certes longue, mais les pourcentages élevés se font encore attendre. La première comme la deuxième ascension peuvent encore être considérées comme des « collines à vélo ». C'est pourquoi les écarts qui se creuseront au cours de la journée ne seront pas encore trop importants.
Cependant, la première étape a déjà montré que Tadej Pogacar (UAE Team Emirates - XRG) devrait également mener une course en solitaire lors de la Vuelta. Si le Slovène a envie de remporter une victoire de bout en bout sous le maillot rouge, rien ne s'oppose vraiment à ce qu'il continue ici à chasser les étapes. Sinon, Mikel Landa (Soudal Quick-Step) ou Richard Carapaz (EF Education - EasyPost) seraient des coureurs tout à fait disposés à se lancer à la conquête des étapes.
Cela dit, les échappés pourraient bien trouver leur compte si Pogacar ne cherche pas à remporter l'étape. Les ascensions ne sont pas trop difficiles : un bon groupe de coureurs frais pourrait se disputer la victoire s'il dispose d'une avance suffisante.