Peugeot fait son retour dans le cyclismeLe Lion rugit à nouveau !

Dimitri Lehner

 · 25.07.2026

Plus l'enregistrement est ancien, plus il est culte. Ici, en 1957.
Photo : Getty Images/KEYSTONE-FRANCE
Une icône de l'histoire du cyclisme fait son grand retour : plus de 25 ans après s'être retirée de son cœur de métier, Peugeot fabrique à nouveau ses propres vélos. Avec une gamme moderne composée de vélos de course, de vélos de gravel, de VTT et de vélos électriques, la marque française de tradition allie son passé glorieux à des innovations porteuses d’avenir, tout en restant fidèle à son pays d’origine grâce à une production en France.

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Retour aux sources

Quand on entend parler de Peugeot, on pense d’abord aux voitures. Pourtant, l’histoire à succès de la marque au lion a commencé bien avant la première automobile, sur deux roues. Dès 1881, Peugeot produisait des vélos et est devenu le premier fabricant industriel de vélos en France. Au cours des décennies suivantes, les Français ont marqué de leur empreinte le marché européen du vélo – et écrit une page de l'histoire du cyclisme.

Et voilà, c'est le grand retour.

À l'occasion des légendaires 24 Heures du Mans 2026, Peugeot Cycles a présenté sa nouvelle génération de modèles. Celle-ci comprend dans un premier temps sept modèles, allant du vélo de course aux vélos de gravel et de VTT, en passant par les vélos de ville et les vélos électriques.

Licence valable jusqu'en 2042

Ce n'est pas le groupe automobile Stellantis lui-même qui est à l'origine de cette renaissance, mais le groupe français Rebirth. Cette entreprise détient une licence internationale pour Peugeot Cycles jusqu'en 2042 et se charge du développement, de l'assemblage et de la distribution.

Les vélos sont assemblés à Romilly-sur-Seine, en France, un site qui entretient un lien historique avec la marque. Rebirth s'est spécialisée dans la renaissance de marques de mobilité riches en tradition et compte déjà dans son portefeuille la marque culte Solex.

Dans un premier temps, les nouveaux vélos Peugeot devraient être commercialisés en France fin 2026. Des discussions sont déjà en cours concernant une expansion en Allemagne, en Espagne et en Asie.

Une marque imprégnée de l'ADN de la course automobile

Ce retour est bien plus qu'un simple voyage nostalgique. Peugeot fait partie des grands noms de l'histoire du cyclisme. Dès 1905, le premier vainqueur du Tour de France, Louis Trousselier, roulait sur un vélo Peugeot. Jusqu'en 1986, la marque disposait de sa propre équipe professionnelle.

Dans les années 1970, Peugeot a été, à certaines périodes, le plus grand fabricant de vélos d'Europe. Ses vélos de course en tubes d'acier Reynolds sont notamment entrés dans la légende, notamment le PY-10, qui jouit encore aujourd'hui d'un statut culte.

Ce que l'on sait moins, c'est que Peugeot a souvent été en avance sur son temps. Dès 1906, l'entreprise équipait ses vélos d'un moyeu à deux vitesses. En 1983, elle a présenté le PY10 FC, l'un des premiers vélos de course de série dotés d'un cadre en carbone. Un an plus tard, Peugeot a lancé le premier VTT sur le marché français.

Plus qu'une simple nostalgie

Comme on pouvait s'y attendre, les nouveaux modèles misent sur une technologie moderne, des motorisations électriques et un design contemporain. La question décisive sera toutefois de savoir si Peugeot parviendra à aller au-delà d'un simple retour au style rétro.

De nos jours, le nom seul ne suffit plus à vendre des vélos. Le marché est très concurrentiel, la clientèle est exigeante et la concurrence est mondiale.

Mais rares sont les marques qui peuvent se prévaloir d'une histoire comparable. Celles qui fabriquaient déjà des vélos à une époque où l'automobile n'était encore qu'une utopie disposent, à tout le moins, des meilleurs atouts.

La boucle est bouclée

Peugeot a commencé par fabriquer des vélos. Ce n'est que plus tard que la marque s'est lancée dans la fabrication de motos et de voitures. Aujourd'hui, elle revient à ses racines.

En d'autres termes : le Lion remonte en selle. Et cette fois-ci, le voyage devrait durer au moins jusqu'en 2042.

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Dimitri Lehner is a qualified sports scientist. He studied at the German Sport University Cologne. He is fascinated by almost every discipline of fun sports - besides biking, his favourites are windsurfing, skiing and skydiving. His latest passion: the gravel bike. He recently rode it from Munich to the Baltic Sea - and found it marvellous. And exhausting. Wonderfully exhausting!

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