Un vélo d'endurance de DuderstadtLe Benotti Blade EDR à l'essai

Jens Klötzer

 · 05.09.2026

Le Blade EDR est un vélo de course d'endurance classique et sans fioritures, qui révèle toutefois sa personnalité propre à certains égards.
Photo : Wolfgang Papp
La marque Benotti a une consonance italienne, mais elle est originaire du sud de la Basse-Saxe : son propriétaire, Bernd Nolte, met à profit le savoir-faire allemand en matière de carbone pour fabriquer non seulement des cadres de vélo de course, mais aussi des roues et d’autres composants. Nous avons testé le vélo de course longue distance Blade EDR.

Sujets dans cet article

Résultat du test

PropriétéNote
Labor2,5
Ausstattung1,4
Note finale2,3

Vous trouverez l'évaluation complète ici

Données et faits sur le Benotti Blade EDR SRAM Rival AXS

Poids8.08 kg
TransmissionSRAM Rival AXS
Frein avantSRAM Rival
RouesAX-Lightness Aero-R 50CX
Pneu avantContinental Grand Prix 5000 AS TR 35-622

Le Blade EDR de Benotti se présente comme un compagnon robuste, au look sportif et sans fioritures. La marque originaire de Duderstadt s’était déjà fait remarquer lors de précédents tests pour son bon rapport qualité-prix, ce qui vaut également pour le Blade EDR, à condition de rechercher une technologie solide sans fioritures. Le cadre au design épuré ne dispose pas de fonctionnalités supplémentaires modernes telles qu’un compartiment de rangement, des fixations pour garde-boue ou des attaches pour bagages, mais il est à la pointe de la technologie grâce à sa patte de dérailleur UDH et à son poste de pilotage entièrement intégré.

Des pièces astucieusement assorties

Notre vélo d'essai se situe dans la fourchette de prix la plus abordable de notre comparatif, autour de 4 000 euros, et n'est équipé « que » d'un groupe de transmission SRAM Rival de gamme moyenne. Sur le plan fonctionnel, cela ne fait guère de différence ; les groupes plus chers sont surtout plus légers. Un cockpit en carbone haut de gamme et des roues légères de la marque maison AX-Lightness compensent toutefois largement ce surpoids ; avec un peu plus de huit kilogrammes, le poids total reste respectablement bas par rapport à la concurrence. Cela vaut d’autant plus lorsqu’on porte son regard sur les pneus : les pneus Conti de 35 millimètres semblent particulièrement volumineux ; ils se gonflent jusqu’à près de 38 millimètres sur les jantes et dissipent toute crainte face aux mauvais revêtements. Dans leur version « toutes saisons » montée d’origine, dotée d’une protection anti-crevaison supplémentaire et d’un mélange de gomme offrant une meilleure adhérence, ils constituent en outre des composants qui garantissent une tranquillité d’esprit totale.

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Les pneus influencent également les sensations de conduite sur le Blade EDR. Bien qu'ils ne roulent pas tout à fait aussi vite que leurs homologues professionnels, leur largeur et leur faible pression offrent beaucoup de confort et de sécurité dans les virages. Avec ces pneus, l'espace disponible dans le cadre est exploité au maximum ; on remarque au comportement de la direction que le vélo a été conçu à l'origine pour des pneus légèrement plus étroits. À faible vitesse, le Benotti réagit de manière très sensible, donnant une impression de nervosité et d’instabilité. On s’y habitue toutefois rapidement et le vélo reste facile à maîtriser en toutes circonstances ; à grande vitesse, il suit sa trajectoire avec assurance.

Un vélo de géométrie classique, mais avec un guidon long

Sur le papier, la position assise est classique pour cette catégorie : confortable et droite, sans être extrême. Une fois en selle, on remarque toutefois à quel point la combinaison guidon-selle allonge le haut du corps. Avec les entretoises de trois centimètres installées, le vélo en taille 56 nous a semblé, à nous les testeurs (180 centimètres), assez haut et long, c'est-à-dire presque un peu trop grand. Une taille en dessous nous aurait probablement mieux convenu : avec un tube de direction plus court de deux centimètres, la position assise serait alors un peu plus compacte et sportive. Pour le reste, le vélo semble abouti et ne présente aucun défaut : la transmission SRAM fonctionne sans faire de bruit et les freins sont redoutables. Nous avons également beaucoup apprécié la selle et l’ergonomie du guidon.

Offres complémentaires intéressantes

Le fait que le cadre n’atteigne pas les meilleurs résultats au test de rigidité pèse quelque peu sur la note globale, mais cela n’est pas critique pour les cyclistes de poids moyen et ne doit pas ternir l’impression générale positive. Outre la version Rival, le vélo est proposé au même prix avec le groupe Shimano 105 Di2 électronique. La gamme ne propose pas de composants mécaniques moins chers. Pour améliorer le vélo, on peut envisager des groupes de haute qualité de SRAM et Shimano ainsi que différentes roues ; les modèles haut de gamme équipés du Dura-Ace de Shimano ou du SRAM Red AXS semblent également proposés à un prix raisonnable, à 7 199 euros. La vente des vélos s’effectue principalement via la boutique en ligne ; outre le siège social situé dans le sud de la Basse-Saxe, il n’existe des revendeurs ou des points de service qu’à Weiterstadt, près de Francfort, et à Starnberg, près de Munich. Des offres complémentaires intéressantes sont proposées à l’achat : des solutions de financement, une assurance tous risques et des formules de leasing, qui peuvent être souscrites directement auprès de Benotti. Une offre de remplacement en cas d’accident est également disponible.

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Jens Klötzer is a qualified industrial engineer and TOUR's expert for components of all kinds: brakes, gears, wheels and tyres - Jens puts everything through its paces. He collects historic racing bikes and owns both a modern time trial bike and a titanium gravel touring bike. When travelling, he likes to explore unknown roads in Eastern Europe - on wide but fast tyres.

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