Le circuit commence sur le col de l'Umbrail, traverse les Alpes et la plaine du Pô vers le sud, grimpe à travers les Apennins jusqu'à la pointe de la botte. Il traverse ensuite les îles de Sicile et de Sardaigne et se termine par un voyage de Gênes vers le nord, le long du canal du Ticino jusqu'au lac Majeur. Les points de repère sur la péninsule sont les villes de Tirano, Brescia, Bologne, Pérouse, Avezzano, Benevento, Sala Consilina, Cosenza, Vibo Valentia, Villa San Giovanni. En Sicile, le voyage se fait de Messine à Palerme en passant par Enna. La Sardaigne sera traversée de Cagliari à Porto Torres en passant par Sorgono, Nuoro et Sassari. Enfin, de retour sur la terre ferme, il part de Gênes, passe par Mortara et Abbiategrasso, suit d'abord deux canaux, puis la rive du lac jusqu'à Brissago. L'Italie compte vingt régions, ce Giro en traverse quatorze.
Après avoir quitté les Alpes, on peut rouler un peu sur le fleuve Pô et se préparer intérieurement aux exigeantes montagnes russes apennines qui commencent derrière Bologne et mènent à des dizaines de cols. Plus on descend vers le sud, plus le trafic et l'infrastructure se font rares, plus la nature se fait puissante. Pendant des jours, on traverse des oliveraies, des vignobles, des champs de céréales, puis on se retrouve soudain dans une jungle montagneuse sauvage.
Par contraste, on arrive tous les deux jours dans les plus belles villes pour faire une pause. Les routes sont bonnes de bout en bout, mais les tunnels sont souvent mal éclairés. Les plus isolées et les plus sauvages sont la Sicile et la Sardaigne, où les motards sont également nombreux.