Alpes de l'AllgäuDes caméras thermiques repèrent les campeurs sauvages

Gitta Beimfohr

 · 09.09.2026

Alpes de l'Allgäu : des caméras thermiques repèrent les campeurs sauvagesPhoto : AdobeStock/visual background
Dans la réserve naturelle des hautes montagnes de l'Allgäu, les gardes forestiers sont désormais autorisés à utiliser des drones équipés de caméras thermiques : le camping sauvage, que ce soit en tente ou en camping-car, aurait considérablement augmenté dans cette région.
Pédaler jusqu'au coucher du soleil : le « bikepacking » et les randonnées de deux jours sur gravier ont le vent en poupe. Malheureusement, certains déploient leur sac de couchage même dans des réserves naturelles, ce qui est bien sûr à proscrire. Les gardes forestiers de l'Allgäu prennent donc désormais des mesures drastiques.

Il y a peu de chances que je me fasse prendre si je plante simplement ma tente ici, dans cette forêt de montagne isolée. C’est sans doute ce que pensent aussi bon nombre de cyclistes sur gravier. À moins que le garde forestier ou un chasseur ne passe par là par hasard, cela peut bien être le cas. Mais dans la réserve naturelle classée « Hautes Alpes de l’Allgäu », ces nuitées sauvages semblent avoir tellement augmenté que les autorités se voient contraintes de prendre des mesures drastiques. Dès à présent, les gardes forestiers y déploient des drones autonomes équipés de caméras thermiques afin de repérer les campeurs illégaux sous tente, mais aussi dans des camping-cars (sur les parkings réservés aux randonneurs). Cela permet de visualiser à l'écran non seulement les foyers, mais aussi les silhouettes humaines, même dans les sous-bois les plus denses. Et cela peut coûter cher : une nuitée non autorisée dans la réserve naturelle est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 600 euros.

Pourquoi ? Dans les réserves naturelles, il est déjà interdit de s’éloigner des sentiers. Les gardes forestiers font état de « vandalisme » sous forme de foyers illégaux – extrêmement dangereux en période de sécheresse –, de branches arrachées, de faune détruite et de déchets abandonnés. De plus, la faune sauvage serait souvent perturbée pendant la période de reproduction. Dans le parc naturel du Karwendel également, on observe depuis quelque temps déjà l’apparition de « points chauds Instagram » typiques. Cependant, on ne mise pas encore ici sur des drones équipés de caméras thermiques, mais sur les réseaux sociaux : si une photo de camping accompagnée d’une localisation y est publiée, les gardes-parcs savent alors où ils devront intensifier leurs patrouilles au cours des prochaines semaines afin d’empêcher le prochain feu de camp dangereux.

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Quand le camping en pleine nature est-il autorisé ?

Le camping sauvage est en principe interdit en Allemagne, comme presque partout en Europe. Seul le « bivouac d'urgence » est toléré, avec un sac de couchage, un matelas isolant, une couverture de survie ou une simple bâche. Concrètement, cela signifie : « Passer une nuit imprévue à l'air libre afin de protéger sa vie et sa santé dans une situation d'urgence. » Ces situations d'urgence peuvent être les suivantes :

  • La tombée de la nuit : On s'est trompé dans ses calculs lors d'une randonnée et, par exemple, la descente vers la vallée serait trop risquée sans un éclairage suffisant.
  • Changement de temps : Un orage soudain, une tempête, du brouillard, une vague de froid, une coulée de boue ou de fortes pluies rendent la poursuite du trajet impossible.
  • Épuisement ou blessure : Les forces physiques ne suffisent plus, ou un accident oblige à s'arrêter.

Il est également autorisé de passer la nuit en forêt dans les campings de randonnée officiellement aménagés. Presque toutes les chaînes de moyenne montagne allemandes proposent désormais de petits emplacements de ce type en forêt. Ils sont généralement assez grands pour accueillir quatre à cinq tentes et disposent d'un emplacement pour feu de camp, de bois de chauffage déjà préparé et de toilettes à compost. On réserve ces emplacements pour une nuit en ligne et, moyennant une modique somme (environ 5 à 15 euros), on reçoit les coordonnées GPS des emplacements correspondants.

En pleine nature, le code d'honneur « Leave no Trace » s'applique :

  • Ne laissez jamais de déchets derrière vous : pas même des peaux de banane ! Les micro-organismes du sol européens ont plus de mal à décomposer les matières exotiques.
  • Faire ses besoins en forêt : les habitués emportent une petite pelle pour enterrer leurs déjections. Il faut emporter le papier toilette et le jeter dans la poubelle pour déjections canines la plus proche.
  • Lavage et vaisselle : uniquement sans savon. Même les savons biodégradables sans composants synthétiques nuisent aux micro-organismes présents dans les lacs et les ruisseaux.
  • Feu en forêt : uniquement dans les emplacements officiellement aménagés à cet effet, et même là, pas après une longue période de sécheresse.
  • Respectez la flore et la faune : ne vous installez pas dans des zones où passent manifestement des animaux sauvages (traces d’animaux et excréments au sol) et n’endommagez pas inutilement les plantes.

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Gitta Beimfohr joined the BIKE travel resort during her tourism studies when the Strada delle 52 Gallerie on the Pasubio was closed to mountain bikers. Since Gitta crossed the Alps twice at racing speed, she has favoured multi-day tours - by MTB in the Alps or by gravel bike through the German low mountain ranges.

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