Le col du Nufenen traverse une frontière linguistique interne à la Suisse. Alors que l'on parle allemand dans le Haut-Valais, la langue officielle à Airolo est l'italien, comme le deuxième nom du Nufenen, Passo della Novena. Avant l'ouverture à la circulation routière, il n'existait qu'un chemin muletier que les Valaisans utilisaient autrefois pour le commerce du sel. Malheureusement, le plaisir visuel est amoindri par de nombreuses lignes électriques et d'imposants piliers en acier. Cela se remarque de manière particulièrement négative sur la rampe est.
Pourtant, le Nufenen fait partie du cahier des charges de tout collectionneur de cols. Ceux qui partent d'Airolo devraient profiter des premières heures du matin, car le soleil ne tarde pas à frapper impitoyablement le Val Bedretto aride, où la route serpente le long du versant sud dans le dernier tiers de la montée. Mais même si le Nufenen exige beaucoup du cycliste de course avec plus de 1300 mètres de dénivelé sur les 22 kilomètres du côté est, il ne faut pas s'attendre à des escarpements effrayants pendant la partie d'escalade. Jusqu'au huitième kilomètre, les pentes sont même nettement inférieures à la marque des cinq pour cent. Ensuite, la montée se stabilise à huit pour cent sur une grande partie du parcours.
À l'exception d'un passage à onze pour cent de pente, la devise de la régularité s'applique à la montée du Nufenen - même à la rampe ouest : là, il faut renoncer à une phase de roulage comme dans le Val Bedretto ; à la place, on grimpe sur 14 lacets entre la cuvette de l'Alp Ladstafel et le sommet du col. Mais attention, le Nufenen peut aussi être très dur ! C'est le cas lorsqu'on l'intègre dans l'un des circuits traditionnels passant par trois cols ou plus.
Vous trouverez ci-dessous la fiche descriptive complète du passeport en téléchargement PDF.
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Fiche d'information sur le col : Suisse : col du Nufenen