La 14ème étape est la classique des Pyrénées, avec les trois ascensions du Tourmalet, d'Aspin et de Peyresourde, avant l'arrivée à Luchon-Superbagnères. Un total de 4 950 mètres de dénivelé à conquérir - une journée difficile pour les sprinters et une opportunité certaine pour les coureurs en rupture, car on ne sait pas si ce sera une autre grosse journée au classement général. Les écarts sont déjà si importants que les coureurs en rupture auront plus de chance de réussir.
Quel équipement sera utile ce jour-là ? Les coureurs qui veulent s'échapper dans les 60 premiers kilomètres avant l'ascension du Tourmalet auront besoin d'un équipement aérodynamique pour s'en sortir du tout. Le poids compte dans les ascensions, mais les dénivelés sur les routes pyrénéennes ne sont pas extrêmes. Les coureurs aéro all-rounders sont donc probablement un bon choix lorsqu'il s'agit de faire des breakways. Les coureurs de GC sont également bien servis par des allers-retours aéro légers, qui leur permettent de prendre de la vitesse dans les descentes. Si un capitaine se retrouve isolé, ce qui peut arriver à tout moment dans la deuxième moitié d'une telle étape, les qualités aéro sont importantes pour se rattraper si nécessaire.
Dans l'ascension finale, il y a un kilomètre avec une pente moyenne de dix pour cent à gravir juste avant l'arrivée. S'il s'agit d'une bataille de secondes, un vélo léger présente un léger avantage - surtout s'il y a une lutte serrée pour la victoire de l'étape.
Dans la simulation d'aujourd'hui, cependant, nous regardons quel vélo serait le plus susceptible de soutenir une longue rupture.
Le résultat du calcul est clair. Un coureur en rupture sur un vélo aérodynamique et efficace, qui doit être le plus léger possible compte tenu de la quantité d'ascensions impliquées, gagne un bon quatre minutes. Une fois de plus avec une avance à l'arrivée : le Cervélo S5 dans la configuration Visma.
Le tableau montre que les échappées sur cette étape de montagne avec un vélo tout terrain léger ont de bonnes chances d'économiser de l'énergie et de garder une longueur d'avance sur l'arrivée.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR dans le laboratoire et la soufflerie. Les machines utilisées dans le Tour de France peuvent différer en détail. Bien entendu, nous n'avons pas encore pu examiner des prototypes de dernière minute. Informations générales sur la simulation.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets technologiques et de formation et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.