Sebastian Lindner
· 07.08.2026
En passant par Sisteron, le peloton féminin quitte les Alpes, où il n’a en réalité jamais vraiment pénétré. Après le Ventoux, le peloton longe les contreforts des Alpes maritimes en direction de l’ouest lors de cette 7e étape. Jusqu’au kilomètre 77, le terrain remonte encore jusqu’à 1 124 mètres d’altitude. C'est au col de Toutes-Aures (4e catégorie) que le point culminant de la journée est atteint. Jusque-là, la route monte certes de manière constante, mais avec des pourcentages de pente très faibles, de sorte qu'un seul autre classement de montagne de 4e catégorie est attribué.
Ensuite, près de 80 kilomètres attendaient les coureurs, avec une descente d’abord raide, puis un peu plus douce. Il restait ensuite deux autres ascensions de 4e catégorie. Peu avant Nice, la Côte de Colomars attendait les coureurs : 1 400 mètres à 5,4 %. Dix kilomètres plus loin, une fois l'arrivée atteinte, vient la Côte de la Ginestière. Elle mesure 2 500 mètres de long et présente une pente de 4,4 %.
Un petit plateau, une descente courte et raide comportant quelques virages difficiles, puis les trois derniers kilomètres le long de la Côte d’Azur, sur la Promenade des Anglais, constituent la fin de cette étape, qui totalise 1 400 mètres de dénivelé et est classée comme étape de plat.
Le fait qu'il y ait un sprint, alors que l'étape n'est en réalité pas trop difficile, semble, au vu des derniers kilomètres, n'être qu'un scénario improbable, en tout cas pas sous la forme d'un sprint massif classique. Le tour a montré à maintes reprises que de courtes montées suffisent à disperser complètement le peloton. Il n’y a rien à rattraper dans la descente technique, et les 3 000 derniers mètres ne suffiront pas à rétablir l’ordre.
Mais la question est la suivante : y a-t-il encore quelqu’un qui soit prêt à prendre ce risque ici ? Probablement oui. Et ce, au plus haut niveau. Demi Vollering, avec son le célèbre dernier kilomètre du Mont Ventoux a fait en sorte que la lutte pour le maillot jaune se joue à nouveau à quelques secondes près. Les bonifications à l'arrivée pourraient bien être la clé de la victoire au Tour. Et comme elle est clairement la meilleure sprinteuse par rapport à Kasia Niewiadoma (CANYON//SRAM), qui porte le maillot jaune, la Néerlandaise pourrait au moins tenter sa chance.
Si, en revanche, la situation reste calme dans la dernière montée, l'une de ses compatriotes devrait être prête à s'échapper d'un groupe plus important. Pour Lorena Wiebes (SD WOx - Protime), c’est la dernière chance de remporter une victoire sur ce Tour. Elle a déjà prouvé, lors de sa victoire d’ouverture au sprint en montée, qu’elle était capable de franchir l’une ou l’autre bosse. Mais à ce moment-là, ses jambes étaient encore fraîches. Et c’est donc peut-être encore Kim Le Court (AG Insurance - Soudal Team) qui, dans son rôle de compromis entre sprinteuse et grimpeuse, guette sa deuxième victoire d’étape.