Sebastian Lindner
· 03.08.2026
À un peu moins de 100 kilomètres au nord-ouest de l'arrivée de la 3e étape à Poligny, le contre-la-montre individuel du Tour de France Femmes 2026 prendra le départ à Gevrey-Chambertin. Le parcours s'étend sur 21 kilomètres avec 255 mètres de dénivelé. Il ne s'agit donc pas d'un contre-la-montre sur terrain plat, mais certainement pas non plus d'un contre-la-montre de montagne.
Au cours du deuxième tiers de la course, les coureurs devront affronter une montée de près de trois kilomètres, présentant une pente moyenne de près de 7 % à 1 800 mètres d'altitude. Au sommet, au kilomètre 9,7, sera pris le seul temps intermédiaire de la journée. Par la suite, le parcours se déroule toutefois presque exclusivement en descente jusqu'à l'arrivée à Dijon. Mais la pente n'est pas assez raide pour qu'il ne soit plus nécessaire de pédaler.
Le parcours, qui mène d'abord vers le nord, puis brièvement vers l'ouest avant de continuer vers le nord-est, est exposé à différentes directions de vent, ce qui pourrait éventuellement constituer un facteur à prendre en compte. Pour le reste, la route vers Dijon est techniquement peu exigeante. Ce n'est que dans les premiers kilomètres de la descente qu'on trouve quelques virages serrés qui exigent une concentration maximale.
Le Tour de France Femmes, justement, a montré par le passé que quelques secondes peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite. Mais il n’y aura guère plus à gagner sur ce parcours. Du moins, pas entre les coureuses du classement général. La montée est trop courte pour rattraper beaucoup de temps, et la descente n’est pas assez technique pour cela.
Mais celles qui pourraient y tirer leur épingle du jeu sont les coureuses les plus lourdes, qui ont l'avantage dans la partie en descente. Et c'est donc surtout un nom qui s'impose : Marlen Reusser (Movistar Team). La championne du monde du contre-la-montre pèse quelques kilos de plus que d’autres spécialistes du contre-la-montre tout aussi redoutables, comme Demi Vollering (FDJ United - SUEZ) ou Anna van der Breggen (SD Worx - Protime). La Suissesse a prouvé à maintes reprises qu’elle était également une valeur sûre en montée. Pour la deuxième partie de la course, il n’y a normalement personne de plus forte qu’elle. Si elle ne perd pas trop de secondes jusqu’au point de chronométrage intermédiaire, la victoire ne pourra lui échapper.