Sebastian Lindner
· 02.08.2026
Le troisième jour du Tour, le peloton arrive en France. Et ce, quelques kilomètres seulement après le départ donné à Genève. L'ascension s'engage alors tout aussi rapidement. Le col de la Faucille, long de 11,4 kilomètres avec une pente moyenne de 6,3 %, est la première ascension de 1re catégorie du parcours. C'est ainsi que les coureurs atteignent le massif du Jura, où se déroulera le reste de la journée.
Cependant, le point culminant de la journée, situé au Faucille à un peu plus de 1 300 mètres d'altitude, est déjà atteint après 24 kilomètres. Après la descente de celui-ci, la Côte de Lajoux (3e catégorie) attend les coureurs peu de temps après. Ensuite, le parcours se poursuit pendant environ 30 kilomètres, tantôt en descente, tantôt en pente moins raide, avant d'aborder le col de la Savine (2e catégorie). Le terrain redevient ensuite en pente.
Mis à part quelques petites côtes comme la Côte de Chaux-Champagny (4e catégorie), à environ 24 kilomètres de l'arrivée, suivie seulement 600 mètres plus loin par le premier sprint bonifié du Tour, il n'y a plus d'obstacles majeurs à franchir. Après une descente de dix kilomètres, le parcours se poursuit sur un tronçon plat jusqu’à Poligny, où la finale se déroulera sur une longue ligne droite en légère montée. Les dernières difficultés se trouvent peu après la borne des 2 000 mètres, avec notamment un virage serré à gauche.
Les femmes disputeront leur première finale en France, sur les traces des hommes. Sur les routes où Matej Mohoric s'était imposé en 2023 en échappée devant Kasper Asgreen, une échappée féminine pourrait bien avoir aujourd'hui une chance de remporter la victoire d'étape. Le profil, avec un début difficile et une fin relativement facile, offre tout à fait des possibilités pour un groupe.
Toutefois, le sprint bonus pourrait bien venir contrecarrer ce scénario : ces six secondes pourraient en effet s'avérer très précieuses pour certaines coureuses du classement général et inciter ainsi l'équipe à se mobiliser pour rattraper les échappées à temps.
En revanche, un sprint massif réunissant une grande partie du peloton et les sprinteuses semble peu probable. Certes, une fois les principaux obstacles de la journée franchis, il resterait encore suffisamment de temps pour combler d'éventuels écarts importants. Les meilleures chances devraient toutefois revenir à des coureuses comme Mischa Bredewold, Lotte Kopecky (toutes deux de l’équipe SD Worx - Protime), Franziska Koch (FDJ United - SUEZ), Noemi Rüegg (EF Education-Oatly) ou encore Puck Pieterse (Fenix-Premier Tech) – c'est-à-dire le groupe des spécialistes des classiques douées au sprint. Une décision issue d'un grand groupe semble être le scénario le plus probable.