Le transfert à l'hôtel des cyclistes professionnels après la première grande arrivée en montagne du 106e Giro d'Italia a provoqué le chaos et des critiques envers les organisateurs.
Pour la descente du Gran Sasso d'Italia, à plus de 2000 mètres d'altitude, les organisateurs avaient orienté les équipes vers le téléphérique. Selon les coureurs, celui-ci n'était pas réservé aux professionnels, mais pouvait également être utilisé par les fans, le personnel d'assistance et le groupe d'accompagnement du Giro, ce qui a provoqué des bousculades et le chaos. Le conseiller des coureurs Ken Sommer a critiqué le manque de professionnalisme de l'organisation, tout comme certains coureurs professionnels.
Les coureurs pouvaient aussi descendre dans la vallée à vélo ou en voiture après l'étape de plus de 200 kilomètres, avec des températures à un chiffre, ce qui aurait pris près d'une heure selon les estimations.
Comme certains coureurs se sont fait héliporter dans la vallée, l'UCI est intervenue. L'UCI condamne fermement l'utilisation d'hélicoptères, qui avantagerait certains coureurs. De plus, cela irait à l'encontre des efforts visant à minimiser l'empreinte écologique. L'UCI a annoncé des sanctions. Dans un premier temps, il n'a pas été possible de savoir quels coureurs ont été héliportés et combien d'entre eux l'ont été.
Le journaliste belge Renaat Schotte a rapporté que l'organisateur du Giro, RCS, avait offert un vol en hélicoptère au champion du monde Remco Evenepoel. Le capitaine de l'équipe Quick-Step n'a ainsi mis qu'un peu plus de deux minutes pour se rendre de l'arrivée à son hôtel. Dans les grands tours, il est courant que les coureurs participant aux cérémonies de podium soient héliportés vers la vallée, car ils doivent rester plus longtemps dans la zone d'arrivée. Evenepoel n'a pas eu à se rendre à une cérémonie vendredi.
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