Lorsque le Tour de France s'élancera samedi à Bilbao pour sa 110e édition, les rôles seront clairement distribués. Du moins sur le papier. En effet, la victoire finale revient soit au tenant du titre Jonas Vingegaard, soit à son rival Tadej Pogacar. Dans ce tour imprévisible, on ne sait qu'à la fin, à Paris. Le peloton des favoris va donc au-delà du duo de survoltés.
Le seul duel direct avec Pogacar a été perdu cette année. Dans Paris-Nice, le Danois n'a même terminé que troisième. Mais Vingegaard a gagné toutes les autres courses auxquelles il a participé. Contrairement à Pogacar, toute sa saison est axée sur le Tour, et il ne doit plus partager le rôle de capitaine avec Primoz Roglic. Vingegaard part donc en tête des favoris.
Le néo-Cannibale veut prendre sa revanche. Pogacar, qui a tout gagné, veut prouver que sa défaite de l'année dernière n'était qu'un faux pas. Sur la route du Tour, le Slovène a brillé dans la saison des classiques, mais s'est cassé le scaphoïde dans les Ardennes. Après deux mois d'arrêt, il a fait son retour le week-end dernier lors des championnats nationaux, où il a remporté le contre-la-montre et la course sur route. On ne sait pas encore s'il est vraiment bon et c'est une chance pour la concurrence.
Le duo australien reflète la forte évolution sur le lointain continent. Hindley a remporté le Giro l'année dernière et veut maintenant le montrer au monde entier sur le Tour. Pour son équipe Bora, une place sur le podium serait déjà grandiose. O'Connor a déjà terminé quatrième et s'est montré en grande forme lors du Dauphiné à la mi-juin.
La grande époque des Espagnols est révolue depuis longtemps. En 2015, Alejandro Valverde était le dernier coureur de la nation cycliste à monter sur le podium. Mais le départ à domicile et les kilomètres de contre-la-montre à parcourir parlent en faveur du Basque Landa et du Majorquin Mas. Toutefois, ce n'est qu'en l'absence des deux grands favoris que l'on peut espérer mieux que la troisième place.
Ils sont l'espoir de la France. La dernière victoire de la Grande Nation remonte à 1985, lorsque Bernard Hinault avait soulevé les foules. Depuis, il y a eu beaucoup de deuxièmes et troisièmes places, Bardet est lui aussi monté deux fois sur le podium. Gaudu a terminé quatrième l'année dernière. Là aussi, si ni Vingegaard ni Pogacar ne parviennent à Paris, ils ont une chance.
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