Les contrôles antidopage controversés effectués dans la nuit sur le tenant du titre Tadej Pogacar et sur Jonas Vingegaard, l'un des favoris déjà éliminé, auraient été autorisés par un tribunal parisien. Comme le rapporte le journal sportif français « L'Équipe », le juge a reçu la demande de l'Agence internationale de contrôle (ITA). Il s'agirait de la première application des dispositions introduites dans le droit français en 2015.
Les contrôles antidopage ont généralement lieu entre 6 h 00 et 23 h 00. Les contrôles antidopage nocturnes sont certes également possibles depuis 2016, mais ils sont soumis à des directives plus strictes. En conséquence, le juge doit vérifier l’existence d’« indices graves et concordants » laissant supposer que le cycliste concerné a enfreint les règles antidopage ou est sur le point de le faire. De plus, le juge doit déterminer s’il existe un « risque de perte de preuves ».
Ces contrôles doivent garantir un juste équilibre entre l'atteinte aux droits des athlètes et les objectifs de la lutte contre le dopage. L'ITA a toutefois justifié son approche. Elle est consciente que les contrôles nocturnes peuvent nuire au repos et à la récupération des cyclistes.
« L'ITA a toutefois pour mission, au nom de l'UCI (Union cycliste internationale), de garantir l'efficacité du programme antidopage dans le cyclisme ainsi que l'intégrité des courses cyclistes », a déclaré l'ITA à l'agence de presse AP.
Le fait que, contrairement à Pogacar et Vingegaard, la jeune star française Paul Seixas – actuellement quatrième au classement général – n'ait pas fait l'objet d'un contrôle nocturne a également suscité des débats lors du Tour.
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