Tour de France - Affrontement décisif à l'Alpe d'Huez, la Mecque du cyclisme - « Ce sera un moment emblématique »

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 · 23.07.2026

Tour de France - Affrontement décisif à l'Alpe d'Huez, la Mecque du cyclisme - « Ce sera un moment emblématique »Photo : Daniel Cole/AP/dpa
Mehr als eine halbe Million Zuschauer werden am Berg in Alpe d'Huez erwartet. (Archivbild)
Plus d'un demi-million de spectateurs vont à nouveau transformer la montée vers la station de ski de l'Alpe d'Huez en une véritable foire d'empoigne. Cette station alpine légendaire accueillera cette fois-ci deux fois ce spectacle.

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Stefan Tabeling et Felix Schröder, dpa

Ce sont les 21 lacets les plus célèbres du monde, qui mènent tout droit à la Mecque du cyclisme. Lorsque le Tour de France, après quatre ans d’absence, mettra à nouveau le cap sur l’Alpe d’Huez pour la grande finale, plus d’un demi-million de supporters transformeront la montagne en véritable maison de fous. La foule massée le long de la route ne laissera aux coureurs qu'un étroit passage dans la montée. « Cette année, ce sera un moment emblématique, car nous y monterons deux fois », prédit le vainqueur du Tour, Tadej Pogacar.

Le mythe de l'Alpe d'Huez : ce lieu de pèlerinage du cyclisme accueille la grande finale du 113e Tour de France. Vendredi comme samedi, l'étape s'achèvera dans cette station de ski légendaire, située à 1 850 mètres d'altitude. C'est à ce moment-là, au plus tard, que les derniers doutes concernant le vainqueur du Tour devraient être levés.

L'Alpe d'Huez est au cyclisme ce que Wembley est au football ou la Streif au ski. Pourtant, avec ses 13,8 kilomètres de longueur et une pente moyenne de 8,1 %, cette ascension n'est pas si difficile que ça. « C'est son histoire qui rend cette ascension emblématique », explique Pogacar.

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Coppi, premier vainqueur - La montagne des Néerlandais

L'Alpe d'Huez, théâtre de grands drames, de grands gestes et de grands triomphes. C'est ici que Fausto Coppi remporta en 1952 la première arrivée au sommet du Tour ; il fallut ensuite attendre 24 ans avant que les Néerlandais ne s'approprient cette ascension. Entre 1976 et 1989, un coureur néerlandais a franchi la ligne d'arrivée en tête à huit reprises. Hennie Kuiper, Peter Winnen, Joop Zoetemelk, Steven Rooks et Gert-Jan Theunisse ont fait de l'Alpe d'Huez la montagne des Néerlandais. « Gagner là-bas a pour nous la même importance qu’une victoire aux Championnats du monde », a déclaré Kuiper.

Comme par hasard, le curé de la paroisse de l'époque, Jaap Reuten, était lui aussi d'origine néerlandaise. Lorsque les coureurs s'attaquaient à la montée, il faisait sonner les cloches. Même si les Pays-Bas n'ont actuellement aucun coureur favori pour l'ascension vers le sommet du massif de l'Oisans, les « Oranje » seront visibles et audibles le long du parcours. Le virage numéro sept est le « Dutch Corner ». C'est là que l'ambiance deviendra encore un peu plus bruyante et déjantée.

Hinault et Lemond main dans la main

En 1986, Bernard Hinault et Greg Lemond ont franchi la ligne d'arrivée main dans la main sur l'avenue du Rif Nel. L'Américain a offert la victoire à son coéquipier Hinault, après que celui-ci l'eut aidé dans la course au maillot jaune.

La situation a pris une tournure dramatique en 1999, lorsqu'un photographe amateur s'est mis en travers du chemin de Giuseppe Guerini, alors coureur professionnel chez Telekom, et l'a fait chuter. Le petit Italien s'est toutefois relevé et a tout de même remporté la victoire.

En 2001, à l'Alpe d'Huez, Jan Ullrich a subi l'une de ses défaites les plus amères face à Lance Armstrong. Toute la journée, son équipe avait imposé un rythme soutenu, car le Texan semblait faiblir. Ce n'était qu'un bluff. Alors que la montée vers l'Alpe d'Huez commençait, Armstrong s'est retourné une dernière fois vers son rival allemand et s'est échappé à un rythme effréné. « The Look » est devenu célèbre dans le monde entier, alors qu'en réalité, son regard était en fait destiné à son coéquipier José Luis Rubiera, comme Armstrong l'a expliqué plus tard.

Pantani détient le record

Quoi qu'il en soit, l'histoire était écrite. Le record officiel est toujours détenu par Marco Pantani, avec un temps de 36 min 50 s établi en 1995. L'insatiable Pogacar parviendra-t-il à battre ce record lui aussi ? Si le champion du monde s'impose, son nom sera également immortalisé dans l'un des virages. Chaque virage porte le nom d’un vainqueur d’étape, dans l’ordre décroissant. Certains panneaux portent deux noms, car cette ascension a déjà été franchie 31 fois lors du Tour.

« J'ai en tout cas hâte de découvrir l'ambiance qui y règne. Je n'y suis moi-même encore jamais allé », a déclaré Felix Engelhardt, champion d'Allemagne et nouveau venu sur le Tour. « Quand on ne court pas forcément pour la victoire, on peut, je l'espère, en profiter un peu plus. » Il pourra se renseigner auprès de son compatriote allemand Nils Politt. « On y est déjà allés une fois. C'était vraiment cool. L'Alpe d'Huez, c'est la montagne par excellence du cyclisme », explique le coureur originaire de Cologne.

Vendredi, la course se rendra comme d'habitude à la station de ski depuis Le Bourg-d'Oisans ; samedi, le peloton passera par le col de Sarenne pour rejoindre l'Alpe d'Huez, avec un tronçon sans spectateurs. Mais en réalité, l'Alpe d'Huez n'est jamais vraiment calme.

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