Leon Weidner
· 02.09.2026
Une chute lors du Tour de France a mis prématurément fin à la course de Florian Lipowitz. Il a immédiatement subi une opération de la clavicule. Malgré cette blessure, l'équipe de haut niveau Red Bull - Bora - hansgrohe a maintenu le calendrier initial pour la seconde moitié de la saison. La date butoir du 9 septembre a été maintenue, sans pour autant imposer un retour à tout prix.
Après dix jours de repos, Florian Lipowitz a entamé sa rééducation début août. Parallèlement au traitement ciblé de sa blessure à la clavicule, il a effectué ses premières séances prolongées sur le rouleau. « Les premiers jours après l'opération m'ont surtout permis de me reposer, ce dont j'avais besoin. Pouvoir reprendre l'entraînement a été une étape importante. Après une telle pause, on se rend bien sûr compte qu'il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais j'ai pu constater des progrès d'une séance à l'autre », explique Lipowitz.
Le traitement de la blessure à la clavicule et la reprise de l'entraînement se sont déroulés en parallèle. L'intensité et le volume d'entraînement ont augmenté progressivement, en fonction de l'évolution de la guérison. « Lors du retour après une blessure, l'objectif n'est pas de retrouver le plus vite possible le niveau d'entraînement antérieur. Nous devons développer en parallèle la tolérance à l’effort et les performances. Dans le cas de Florian, nous avons rapidement constaté que nous faisions de bons progrès et que nous pouvions au moins considérer le retour à la compétition initialement prévu comme un objectif réaliste. Mais l’essentiel est d’évaluer chaque étape en fonction de sa réaction à l’intensité de l’effort, et non en fonction d’une date sur le calendrier », explique John Wakefield, directeur technique de l’équipe.
Florian Lipowitz prépare son retour à la compétition grâce à un programme d'entraînement structuré. Les attentes restent délibérément modérées. Cette course d'une journée sert avant tout à évaluer ses performances. L'entraînement fournit des données sur l'évolution de sa forme. Seule la compétition permet d'évaluer pleinement la manière dont le corps réagit à la vitesse de course, aux luttes pour les positions, aux exigences en constante évolution et à plusieurs heures d'effort très intense.
« Plus que tout, j'ai hâte de remettre un dossard et de courir. Après sept semaines sans compétition, je ne sais pas exactement où j'en suis. C'est ce que nous allons découvrir. Pour moi, ces premières courses ne sont pas une question de résultats. Je veux voir comment mon corps réagit aux exigences de la course, retrouver mon rythme, puis décider avec l’équipe de ce qu’il est encore possible de faire cette saison », déclare Florian Lipowitz.
Après ce premier bilan au Giro della Toscana, d'autres courses italiennes d'une journée sont à l'étude. La Coppa Sabatini aura lieu le 10 septembre, suivie du Mémorial Marco Pantani le 12 septembre et du Trofeo Matteotti le 13 septembre. La décision quant aux courses auxquelles Lipowitz participera effectivement sera prise à court terme. Les enseignements tirés de chaque journée de course seront pris en compte dans la planification.
Immédiatement après cette série de courses en Italie, Florian Lipowitz et l'équipe Performance décideront ensemble du programme jusqu'à la fin de la saison. Cette décision ne portera pas seulement sur les courses qui s'avèrent judicieuses d'un point de vue sportif, mais aussi sur les objectifs qui restent réalistes après cette pause due à une blessure.
La Championnat du monde sur route le 27 septembre à Montréal est en discussion. « Bien sûr, le championnat du monde est une course qui m'attire. Mais une chose est claire : si ma forme n'est pas au rendez-vous, je ne veux pas prendre la place d'un autre pilote. Nous avons beaucoup de pilotes allemands de haut niveau qui sont bien adaptés au circuit de Montréal. Je veux attendre ces premières courses et évaluer honnêtement où j’en suis. Si je suis en forme, j’aimerais beaucoup participer au championnat du monde, mais je ne me mets pas la pression pour l’instant », déclare Florian Lipowitz.

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