Point technique sur le Tour de France FemmesAu Mont Ventoux, chaque gramme compte

Robert Kühnen

 · 07.08.2026

Der Tech-Briefing wird präsentiert von
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Point technique sur le Tour de France Femmes : au Mont Ventoux, chaque gramme comptePhoto : Getty Images / Marco Bertorello / AFP
En 2025, le Tour de France masculin est passé par le Mont Ventoux. En 2026, ce sera au tour des femmes.
Du 1er au 9 août, les meilleures cyclistes du monde s'affronteront lors du Tour de France Femmes. Sur les routes de France, ce ne sont pas seulement les jambes qui décident de la victoire ou de la défaite, mais aussi le matériel. Le briefing technique TOUR consacré à la 7e étape.

Affrontement décisif au Mont Ventoux. L'étape part de La Voulte-sur-Rhône pour rejoindre le Mont Ventoux, sur une distance de 146,8 kilomètres. L'ascension du Mont Ventoux, balayé par les vents, éclipse toutes les autres ascensions du Tour. Plus haute, plus longue, plus difficile. On s'attend à ce que le classement général se joue ici. Que cela se produise ou non dépendra des coureuses et des conditions météorologiques. Si un vent violent souffle, même sur cette montagne dénudée, le sillage devient un véritable enjeu et il est d'autant plus difficile de semer ses concurrentes. Le déroulement du Tour jusqu’à présent a montré qu’avec un style de course agressif, même des obstacles bien plus modestes peuvent entraîner d’importants écarts de temps.

Ce qui va se passer à coup sûr : les échappées attaqueront tôt et se lanceront avec un courage hors du commun à la poursuite de la victoire d'étape. Elles auront le champ libre si elles sont suffisamment loin derrière au classement général. À l’approche de l’arrivée, les coureuses du classement général accéléreront et les échappées épuisées se retrouveront à leur merci. En général, ce sont les coureuses du classement général qui s’imposent finalement. Mais il y a des courses qui ne suivent pas le scénario prévu.

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Un long début de match et un coup dur à la fin, qui devrait être sanctionné par un carton jaunePhoto : A.S.O.Un long début de match et un coup dur à la fin, qui devrait être sanctionné par un carton jauneLa montagne décisive : il faut gravir 1 374 mètres de dénivelé avec une pente moyenne de 8,8 %. À l'exception d'un petit passage plus facile, la pente est assez régulière. Le vent vient s'ajouter comme facteur tactique.Photo : A.S.O.La montagne décisive : il faut gravir 1 374 mètres de dénivelé avec une pente moyenne de 8,8 %. À l'exception d'un petit passage plus facile, la pente est assez régulière. Le vent vient s'ajouter comme facteur tactique.

​Du point de vue du matériel, que faut-il faire pour se donner des chances de remporter la victoire ?

Tout dépend du rôle de la cycliste. Pour la capitaine, qui évolue dans un environnement protégé, la réponse est simple : le vélo doit avant tout être aussi léger que possible. Il doit donc peser exactement 6,8 kilos, plus quelques grammes supplémentaires pour ne pas être pénalisée par l'imprécision de la balance de l'UCI.

Pour les échappées féminines, la situation est différente. Pour se détacher du peloton et creuser l'écart, l'aérodynamisme est un facteur décisif. Les vélos aérodynamiques sont donc les machines d'échappée idéales. Pour être performants dans les moments décisifs, ceux-ci doivent bien sûr être aussi légers que possible.

L'équation du jour : 900 grammes = 36 secondes

La simulation du jour porte sur la montée finale. Quel vélo est le plus rapide lorsque le rythme s'accélère dès le départ du Mont Ventoux ?

Nous calculons à nouveau le temps de parcours le plus court pour le Cervélo S5, suivi des autres vélos dont le poids ne dépasse pas 6,8 kilos. Pour une cycliste de 56 kilos, 900 grammes de surpoids représentent 36 secondes Un retard à l'arrivée : c'est ce que révèlent les chiffres du Ridley Noah Fast, un vélo à l'aérodynamisme exceptionnel mais pas tout à fait léger.

25 grammes font donc la différence d'une seconde. Forts de cette connaissance, les mécaniciens vont alléger tout ce qu'ils peuvent afin de se rapprocher de la limite.

Les caractéristiques aérodynamiques du vélo font surtout la différence en montée, notamment lorsque le vent permet à une coureuse de se détacher du peloton. Se concentrer uniquement sur la légèreté du vélo au détriment de tous les autres aspects n'est donc pas une bonne stratégie.

Aperçu du plateau (presque) complet* :

Les temps de parcours calculés pour une cycliste de 56 kilos sur le Mont Ventoux.Photo : Robert KühnenLes temps de parcours calculés pour une cycliste de 56 kilos sur le Mont Ventoux.

Les temps de parcours calculés pour une cycliste de 56 kilos sur le Mont Ventoux. Les vélos légers occupent les premières places du classement. Le poids est le critère le plus important, mais l'aérodynamisme joue également un rôle. Les vitesses d'ascension prévues varient entre 15 et 26 km/h selon les tronçons (moyenne de 18,3 km/h).


* Calculs de simulation

Sur la base de nos propres essais en soufflerie, nous réalisons des calculs de simulation pour le briefing technique du Tour de France. Comment TOUR procède-t-il à ses essais : essai d'un vélo de course aérodynamique en soufflerie.

Nous cherchons à déterminer quelles roues peuvent offrir un avantage technique dans quelle situation. Les variables que nous pouvons modifier dans la simulation sont le poids des roues, le poids du cycliste, l'inertie des roues, le coefficient de traînée aérodynamique, le coefficient de résistance au roulement et l'efficacité de la chaîne cinématique.

Pour modéliser les temps de course, nous utilisons des performances et des poids réalistes pour les coureurs, que nous combinons avec nos données issues de la soufflerie, puis nous faisons courir virtuellement les coureurs sur des tronçons de parcours sélectionnés, que nous extrayons des données officielles du parcours ; les profils altimétriques qui en découlent jouent ici un rôle central. La modélisation inclut également des virages dans lesquels nous pouvons freiner de manière réaliste, ainsi que des profils de puissance réglables adaptés à différents types de coureurs. Nous faisons ainsi la distinction entre les accélérations en montée et les véritables sprints finaux. Au final, tout cela rend la simulation très réaliste. Ce que nous ne pouvons pas reproduire, ce sont les effets liés à la dynamique de conduite, tels que le comportement individuel des roues sur différents revêtements.

Les temps de parcours calculés pour les tronçons décisifs de la course mettent en évidence l'influence des roues – à condition que les coureurs adoptent toujours le même comportement dans un scénario donné.

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Robert wurde 1964 in Düsseldorf geboren und fuhr seine ersten Straßenrennen mit 17 Jahren. Zum Spitzenrennfahrer reichte es nicht, aber zu späten Nischenerfolgen. 2011 gelang es Robert, Zeitfahrweltmeister der Journalisten zu werden. Nach seinem Maschinenbaustudium in Essen führte ihn sein Weg bereits 1993 zur TOUR, wo er anfangs mit der Legende Hans Christian Smolik zusammenarbeitete. Heute ist Robert freiberuflich für TOUR und BIKE unterwegs, mit den Schwerpunktthemen Aerodynamik, Messtechnik und Entwicklung neuer Prüfmethoden. Motto: Geht nicht? Gibt‘s nicht. Robert berät auch die Radindustrie und Profiteams, coacht Athleten und kümmert sich um den Radsportnachwuchs. Als Radsportler mag es Robert kurz und schnell, auf schmalen wie auf breiten Reifen.

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