On sait depuis des mois que, où débutera le Tour de France 2027. On sait désormais où il se rendra ensuite. La 114e édition débutera le 2 juillet à Édimbourg, et pour la première fois, le peloton traversera l'Écosse et le Pays de Galles avant que le Tour ne passe en France après trois étapes sur le sol britannique. Jusqu'au 25 juillet, les coureurs affronteront des collines, de hautes montagnes et des épreuves contre la montre. Au centre de l’attention se trouve un homme qui pourrait entrer dans l’histoire : avec une sixième victoire au classement général, Tadej Pogačar deviendrait le seul détenteur du record de victoires au Tour. Un coup d’œil aux 21 étapes permettra de voir si le parcours lui sera favorable ou s’il offrira de nouvelles opportunités à ses challengers.
Chez les hommes, c'est un grand classique des Pyrénées qui est à l'honneur. Lors de cette étape reine, le parcours passe d'abord par le col du Tourmalet, le col le plus franchi de l'histoire du Tour, puis grimpe jusqu'au col du Portet. Avec son sommet situé à plus de 2 200 mètres d’altitude, le Portet compte parmi les arrivées en altitude les plus élevées des Pyrénées et Tadej Pogačar le connaît très bien : en 2021, il s’y est imposé et a ainsi consolidé son avance au classement général. Il garde également de très bons souvenirs du deuxième temps fort de l'étape, le Grand Colombier dans le Jura. En 2020, il s'y était imposé au sprint face à Primož Roglič, quelques jours avant de décrocher le maillot jaune lors du contre-la-montre menant à la Planche des Belles Filles.
En 2027, la course contre la montre prendra deux fois toute son importance. Avec deux contre-la-montre individuels, les meilleurs chronomanieurs parmi les coureurs du classement général auront l’occasion de rattraper le temps qu’ils auront peut-être perdu en montagne. C’est surtout Remco Evenepoel qui devrait en profiter. Les spectateurs n’ont toutefois pas à s’attendre à une finale sans suspense. Contrairement à certaines rumeurs, la dernière étape à Paris mènera à nouveau trois fois jusqu’au Montmartre. Après la première édition en 2024, où Wout van Aert avait distancé Pogačar sous la pluie pour remporter l’étape, ainsi que la victoire serrée de Mathieu van der Poel cette année, le spectacle reste donc au rendez-vous dans la capitale française.
Les profils altimétriques des 21 étapes montrent où exactement la victoire finale pourrait se jouer et quelles étapes pourraient réserver des surprises.
Le coup d'envoi du Tour de France 2027 sera donné à Édimbourg. C'est donc la cinquième fois que la Grande-Bretagne accueille une étape du Tour de France. Contrairement au Tour féminin, qui démarre également en Grande-Bretagne, les professionnels n'auront pas droit à une étape tranquille pour se mettre en jambe. Le peloton parcourra plus de 184 kilomètres jusqu’à Carlisle, dont la majeure partie sur des routes écossaises. Ce n’est qu’à la toute fin que le parcours franchira la frontière pour entrer en Angleterre. Les sprinteurs devront donc être à fond dès le départ.
Dès le deuxième jour du Tour de France 2027, l'étape s'annonce longue. Pas moins de 223 kilomètres séparent Keswick de Liverpool, tous situés en Angleterre. Cinq cols, avec des ascensions pas trop longues, devront être franchis, mais dans l'ensemble, cette étape devrait elle aussi se terminer par un sprint massif. Les échappés n'ont toutefois pas perdu toutes leurs chances, surtout si le vent vient s'en mêler.
La troisième et dernière journée sur l'île s'annonce nettement plus vallonnée que les deux étapes précédentes. Il faudra à nouveau parcourir 223 kilomètres, avec quelques côtes redoutables présentant jusqu'à 11 % de pente. De Welshpool à Cardiff, le parcours se déroulera exclusivement sur le sol gallois. Les amateurs de classiques peuvent d'ores et déjà marquer cette étape dans leur calendrier, d'autant plus que la Côte de Caerffili les attend à seulement 13 kilomètres de l'arrivée. Ces 2 kilomètres à 8,1 % de pente vont encore faire très mal à la plupart des coureurs du peloton.
Après le coup d'envoi en Grande-Bretagne, la course se poursuit en France, avec une journée de repos entre les deux. Le départ et l'arrivée se déroulent tous deux à Cherbourg-en-Cotentin. Les 171 kilomètres sur un terrain légèrement vallonné ne présentent pas de grandes difficultés pendant une grande partie du parcours. Il y a toutefois une montée raide peu avant l'arrivée, et la ligne d'arrivée elle-même est également en montée. Pour les sprinteurs qui apprécient les arrivées en montée, c'est une étape parfaite.
Pour cette deuxième journée sur le continent européen, l'étape relie Pontorson à Plumelec sur 178 kilomètres, dans l'est de la France. Comme la veille, il s'agit d'un parcours plutôt plat, avec une courte montée à quelques kilomètres de l'arrivée, ainsi qu'une ligne d'arrivée en montée.
Si le parcours était déjà plat les deux jours précédents, il l'est désormais encore plus. Une étape qui se terminera presque à coup sûr par un sprint massif. 193 kilomètres de plat séparent Vannes d'Angers. Vannes se trouve à proximité immédiate de Plumelec, l'arrivée de l'étape précédente. Pour les coureurs, cela signifie une nuit supplémentaire dans le même hébergement, ce qui leur permettra sans aucun doute de mieux se reposer.
Au cœur géographique du pays, les professionnels devront s'affronter pour la première fois dans une course contre la montre. La septième étape relie Blois à Chambord sur une distance de 38 kilomètres. Il n'y a pratiquement pas de dénivelé ici ; sur un parcours aux ondulations très légères, il faudra économiser chaque watt. Les spécialistes du contre-la-montre se disputeront cette étape entre eux.
De Bourges au Creusot. Il s'agit de la plus longue étape du Tour de France 2027, avec pas moins de 224,5 kilomètres. Les deux cols du jour attendent le peloton sur les 35 derniers kilomètres. Ce tronçon se prête parfaitement à une longue échappée, mais les échappés auront besoin d'une grande réserve d'énergie pour ne pas se faire rattraper juste avant l'arrivée.
Situé dans le sud du Jura, le Grand Colombier est une montagne qui a déjà servi deux fois d'arrivée à une étape du Tour. La neuvième étape partira de Villars-les-Dombes ; les premiers kilomètres, plats, permettront aux coureurs de se mettre en jambe. Mais ensuite, les choses sérieuses commenceront. Après trois cols déjà exigeants, 17,4 kilomètres à 7,1 % de dénivelé attendent les professionnels. Après le contre-la-montre de vendredi, deux jours plus tôt, cette étape de 162 kilomètres sera le premier véritable test pour les favoris au classement général.
Après une journée de repos, dont beaucoup de coureurs avaient sans doute besoin, le départ sera donné mardi à Annecy. Le peloton se dirigera vers l'extrême ouest du pays, avec au programme six ascensions présentant toutes des pourcentages importants. La Montée de Brison se distingue particulièrement avec ses 5 kilomètres et ses 10,2 %. Cependant, comme elle se situe encore dans la première moitié de l'étape de 171 kilomètres, les écarts ne devraient pas être énormes pour les favoris. Les quatre cols du dernier tiers, avec des pentes comprises entre 7,5 % et deux fois 9,4 %, invitent toutefois à l'attaque. La Côte de Domancy, qui présente cette pente de 9,4 %, figure régulièrement au programme du Tour de France et du Tour d’Auvergne-Rhône-Alpes. Les coureurs se trouvent alors dans le célèbre département de la Haute-Savoie.
Le lendemain aussi, le parcours reste exigeant. Dès le début de la course, les coureurs devront affronter le col de la Colombière et le col de la Croix Fry. À mi-parcours, le relief s'adoucit quelque peu, mais la fin de l'étape exigera à nouveau le maximum des coureurs. Le col du Pré et la montée de Bisanne mesurent tous deux plus de 12 kilomètres et présentent une pente moyenne légèrement inférieure (col du Pré) ou légèrement supérieure (montée de Bisanne) à 8 %. L'arrivée se trouve aux Saisies, après 150 kilomètres. Mais pour y parvenir, les coureurs devront encore franchir la Montée de Bisanne. Il leur restera ensuite à négocier une courte descente suivie d'une contre-montée tout aussi brève.
Chambéry avait déjà accueilli une étape du Tour de France en 2026. Sans ascension classée, la première partie du parcours présente de légères montées et descentes, tandis que la seconde moitié des 162 kilomètres est globalement en descente. Après des journées éprouvantes en montagne, cela signifie pour les coureurs les plus rapides du peloton qu'un sprint massif est enfin de retour au programme.
Et comme c'était tellement beau, le lendemain, lors de la 13e étape, les sprinteurs auront à nouveau l'occasion de s'illustrer. Entre Aubenas et Montpellier, il n'y a pas d'obstacles notables.
C'est également à Montpellier que débutera la prochaine étape, le 14e jour de course. Les échappés devraient y voir une occasion à saisir. Cependant, de véritables défis se dresseront sur leur chemin vers la victoire. À mi-parcours de cette étape de 199 kilomètres, il faudra venir à bout du col de la Lusette. Avec ses 11,6 kilomètres et une pente moyenne de 7,3 %, ce n’est pas une mince affaire. Peu avant l’arrivée, la côte de l’Estrade et la côte de la Croix Neuve viendront encore compliquer la tâche. C’est surtout cette dernière qui devrait être décisive pour la victoire d’étape, puisqu’elle affiche une pente moyenne d’un peu plus de 10 % et s’étend sur trois kilomètres. La situation s’annonce également passionnante pour les coureurs du classement général. Certains candidats pourraient en effet tenter des attaques à ce moment-là.
De Rodez à Albi, les 168 kilomètres ne présentent, une fois de plus, aucune difficulté majeure. Le parcours n'est toutefois pas tout à fait plat. Une succession incessante de montées et de descentes caractérise cette étape à travers la région du Ségala, un plateau. Les sprinteurs seront à nouveau mis à l'épreuve.
Après la journée de repos, place immédiatement au contre-la-montre individuel. Avec 33 kilomètres au départ et à l'arrivée à Toulouse, ce sont à nouveau les spécialistes qui seront mis à l'épreuve. Au kilomètre 24, sur un parcours par ailleurs plat, se dresse la Côte de Pech David : 800 mètres de long avec une pente à 12,4 %. C'est un véritable défi : ici, aucun coureur ne restera sur son guidon de contre-la-montre.
Il y a 186 kilomètres entre Muret et Pau, sans aucune ascension classée. Les sprinteurs auront là encore tout intérêt à limiter l'avance du groupe d'échappés. Au final, la course se terminera probablement par un sprint massif.
Après des étapes de plat et un contre-la-montre, place à la montagne. Deux jours dans les Pyrénées attendent le peloton. Après le col du Soulor, c'est au tour du tristement célèbre col du Tourmalet. Avec ses 19 kilomètres et une pente moyenne de 7,4 %, c'est bien plus qu'un simple échauffement avant la suite.
Mais ce n'est pas tout : après la Hourquette d'Ancizan, une arrivée au sommet est prévue au col du Portet. 16 kilomètres à 8,7 % de pente, sur une étape totale de 174 kilomètres. C'est ici que pourrait déjà se jouer une partie du classement général.
La 19e étape traverse à nouveau les Pyrénées. Au total, 160 kilomètres, dont le col de Burdincurutcheta, le col de Soudet et le col de Marie Blanque. Ce dernier devient très raide dans sa partie finale. Des kilomètres avec des pentes supérieures à 12 et 13 pour cent y attendent les coureurs. Ensuite, la descente mène jusqu'à l'arrivée, où le vainqueur du Tour de France 2027 sera désigné.
En effet, la 20e étape ne changera rien au classement général. Le profil ne comporte pratiquement aucun dénivelé. Après 198 kilomètres, on assistera sans doute une nouvelle fois à un sprint massif.
La dernière étape vers Paris démarre à Saint-Quentin-Yvelines. Comme le veut la tradition, les coureurs entament d'abord la course à un rythme tranquille et trinquent au champagne, avant de se disputer la victoire d'étape lors des tours de Paris. Le Montmartre sera franchi à trois reprises, ce qui promet un spectacle exceptionnel.

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