Unbekannt
· 19.12.2016
Il s'agirait du Fluimucil, un produit autorisé par l'Agence mondiale antidopage. Selon Brailsford, il aurait reçu l'information du médecin sportif Richard Freeman, mais il n'a pas été en mesure de fournir des preuves ou des justificatifs.
La livraison du colis avait donné lieu à des soupçons et à une enquête contre Sky et Wiggins. L'entraîneur féminin de l'époque, Simon Cope, avait fait parvenir le colis d'Angleterre à La Toussuire pour la course de préparation au Tour de France, le Critérium du Dauphiné. Brailsford s'est ainsi vu demander pourquoi l'équipe avait envoyé sur 1000 miles un médicament qui aurait été disponible en France pour huit euros. Le manager de Sky a cependant souligné que Cope était de toute façon en route et que c'était le moyen le plus simple.
Brailsford s'était empêtré dans des incohérences cet été. Le chef d'équipe avait d'abord affirmé qu'il n'y avait pas eu de rendez-vous privé de Wiggins avec Freeman dans le bus de Sky. Des vidéos ont cependant montré comment la superstar a donné des interviews de vainqueur devant le bus. Brailsford avait également indiqué dans un premier temps que Cope n'avait pas rendu visite à l'équipe, mais à Emma Pooley. Pooley a démenti, elle se trouvait en Espagne à ce moment-là.
Wiggins a de toute façon été sous le feu des projecteurs cette saison. Des hackers russes ont révélé que Wiggins avait reçu trois injections de triamcinolone, un médicament contre l'asthme figurant sur la liste des produits dopants, entre 2011 et 2013, notamment avant sa victoire dans le Tour 2012. Le champion olympique avait présenté à chaque fois des autorisations exceptionnelles, appelées AUT, délivrées par l'Union cycliste internationale (UCI).