L'étape, vallonnée, ne présente pas de difficultés topographiques notables. Sur le papier, c'est donc une étape qui se terminera par un sprint massif. Comme il n'y a pas beaucoup d'étapes de sprint dans le Tour de France de cette année, les équipes de sprinteurs vont tenter de contrôler l'action avec force.
Nous simulons donc un sprint au cours duquel le sprinter quitte le sillage du coureur qui le précède à 300 mètres de l'arrivée pour effectuer un long sprint de face. Comme la veille, cette finale requiert non seulement des jambes rapides, mais aussi un bon aérodynamisme pour prendre l'avantage à la fin.
C'est l'avance arithmétique de la roue la plus rapide du peloton par rapport à la plus lente dans le sprint de 300 mètres. Cela correspond à plus de deux longueurs de roue.
Les vélos les plus rapides de cette finale sont le Canyon Aeroad et le Cevelo S5, les autres suivent de très près. A condition que les sprinters utilisent des vélos aérobies, le matériel ne fera donc guère pencher la balance en faveur de la victoire du jour. En revanche, sur un vélo peu aérodynamique, il sera difficile de rivaliser. Le coureur pourrait le plus facilement compenser un désavantage aéro en gardant le sprint court et en ne quittant le sillage que très tard.
Lors d'un sprint, l'aérodynamisme du coureur est plus important que celui du vélo, car le coureur et son corps se taillent la part du lion en matière de résistance à l'air. C'est pourquoi les sprinters portent des monopièces aéro, des casques aéro, des chaussettes aéro et ainsi de suite. Les sprinters s'entraînent également à se pencher le plus bas possible sur leur vélo lors du sprint. Mark Cavendish a été le pionnier de cette technique. Il a été le premier sprinter à utiliser tous les registres de l'aérodynamisme et a remporté de nombreux succès grâce à cette technique.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons évidemment pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.