La première des trois étapes de montagne consécutives se compose de 120 kilomètres d'approche, assaisonnés d'une montée modérée et d'un gros morceau à la fin : 17,4 kilomètres à 7,1 pour cent en moyenne mènent à l'arrivée sur le Grand Colombier.
Sur le papier, la montée en escalier n'est pas super difficile, le drafting est ici un sujet de préoccupation. Mais il y a des passages raides à 12% dans la première et la deuxième section. Les coureurs du classement vont s'élancer relativement frais dans la montagne, ce qui plaide contre des attaques précoces lors de la 13ème étape du Tour de France 2023. Ils se testeront probablement et n'attaqueront vraiment que si une faiblesse est perceptible.
Si le duel entre Vingegaard et Pogacar reste froid, il s'agira d'une attaque tardive, ce qui est plutôt la spécialité de Pogacar. Il n'a pas à se soucier de son vélo, il utilise toujours la même configuration, ce que nos reporters Jens Klötzer et Julian Schultz ont trouvé sur leur balance : 7,42 kg pour le Colnago V4 RS.
Jonas Vingegaard a le choix entre deux machines et de nombreuses roues et, compte tenu de l'ascension finale, il préférera probablement son Cervelo R5 au S5. Mais selon nos calculs, le S5 serait plus rapide, que l'on regarde la montagne dans son ensemble ou seulement le final. Parallèlement à la course des coureurs du GC, il y aura probablement une course d'échappés pour la victoire d'étape, si leur avance est suffisante.
Notre simulation du jour comprend toute l'ascension finale. Quelle équipe aurait le vélo de course le plus rapide pour un grimpeur en fuite ?
La roue la plus rapide pour les échappées, avec 25 secondes d'avance sur la roue la plus lente, est la Giant Propel - un bon compromis entre légèreté et aérodynamisme. Nous partons du principe qu'elle roule de manière régulière à 6,2 W/kg. Le modèle TCR, encore plus léger, qui atteint la limite de poids de l'UCI - également selon nos observations sur place - serait plus lent.
*) Les calculs sont basés sur les vélos testés par TOUR en laboratoire et en soufflerie. Les machines du Tour de France peuvent s'en écarter dans les détails. Nous n'avons évidemment pas non plus pu examiner des prototypes de dernière minute. Contexte de la simulation.
Robert Kühnen a étudié l'ingénierie mécanique, écrit pour TOUR sur des sujets techniques et d'entraînement et développe des méthodes de test. Robert affine les calculs de simulation depuis des années, ils sont également utilisés par des équipes professionnelles.