Sebastian Lindner
· 16.05.2024
Martinsicuro, sur la côte Adriatique, est le point de départ de la 12e étape du Giro 2024 et fait pour la première fois partie de la Corsa Rosa. Les 50 premiers kilomètres de la journée se déroulent directement le long de la mer et ne présentent donc pas de difficultés topographiques. A Civitanova Marche, le parcours quitte ensuite un peu la ligne directe du littoral, restant certes parallèle à celle-ci, mais légèrement décalé dans l'arrière-pays.
Cela se ressent immédiatement sur le profil. Jusqu'à l'arrivée à Fano, de nombreuses petites collines attendent les coureurs sur les 140 kilomètres restants. Quatre d'entre elles sont classées en 4e catégorie, mais il faut en franchir deux fois plus. Les montées ont des pourcentages à deux chiffres, mais sont relativement courtes.
La dernière montagne du profil est le Monte Give. Ensuite, il reste encore dix kilomètres jusqu'à l'arrivée, qui ne sont pas faciles à parcourir en raison des nombreux virages, mais aussi pour un grand peloton, même sans autres vagues. Ils mènent à nouveau directement à la mer Adriatique, à Fano. Jusqu'à présent, trois étapes du Giro d'Italia se sont terminées là. La dernière fois, c'était en 2012, lorsque Mark Cavendish s'était imposé sur la ligne d'arrivée en légère montée et longue de 450 mètres. Avec le maillot de champion du monde, il a fêté la deuxième de ses trois victoires dans ce tour. Mais cela n'a pas suffi pour le maillot à points. Joaquim Rodriguez a fini à Milan avec un point de plus que le Britannique. La journée de Fano était pourtant la sienne. Sur le podium, il tenait sa fille Delilah Grace, née récemment, dans ses bras.
C'est à nouveau une de ces finales terribles pour les sprinters. D'une part, il y a la dernière colline qui, bien qu'elle soit encore relativement éloignée de la ligne d'arrivée (dix kilomètres), est suffisamment abrupte pour déchirer le peloton. Il y a aussi les nombreux virages à 90 degrés et plus dans les derniers kilomètres, qui n'aident pas non plus à assurer un sprint massif sans précipitation. En revanche, ils offrent des possibilités de tenir le peloton à distance un peu plus longtemps pour les éventuels coureurs ayant réussi à s'échapper. Il ne serait pas très surprenant qu'un groupe passe par là.