Mais cette laborantine en chimie de formation s'était découvert une passion. D'abord comme hobby après le travail, puis elle a tout misé sur la carte du cyclisme et a quitté son emploi.
Rétrospectivement, c'est une décision en or, car Spitz a fait une carrière remarquable. Championne olympique, championne du monde, 20 fois championne d'Allemagne : elle a accumulé les succès, même à un âge avancé. Dimanche, c'est la fin, à 47 ans, la "grande dame" du VTT disputera sa dernière course lors des championnats du monde de marathon à Grächen. Il s'agit de sa 36e participation aux championnats du monde.
"Je ne ressens pas de nostalgie pour autant, car j'ai trouvé le moment idéal pour tourner la page du sport de compétition au plus haut niveau", a déclaré Spitz, notant que "la motivation et le plaisir de s'entraîner dur n'étaient plus aussi présents". Le VTT a évolué, Spitz a marqué la scène pendant toutes ces années.
En 2004, elle a remporté le bronze à Athènes, la consécration est venue quatre ans plus tard à Pékin avec la médaille d'or. En 2012, elle a encore décroché l'argent à Londres, avant de se retrouver sans aucune chance à Rio pour sa cinquième participation olympique en raison d'une blessure au genou. Elle avait prévu d'arrêter après le Brésil, mais sa carrière ne devait pas s'arrêter là non plus.
Mais Spitz n'est pas seulement une femme de pouvoir sur le vélo, elle a aussi des mots très clairs en matière de dopage. Cette athlète d'exception s'est prononcée en faveur de sanctions sévères et a également choqué ses collègues vététistes avec son attitude de tolérance zéro. Le CIO lui a rendu hommage pour cela.
68 kilomètres et 3000 mètres de dénivelé attendent encore Spitz dimanche. "Je vais encore mettre les gaz avant de prendre ma retraite", annonce-t-elle.