Lors de la 121ème édition de Paris-Roubaix, Mathieu van der Poel (Alpecin-Deceuninck) a placé son attaque décisive à 60 kilomètres de l'arrivée : sur le secteur 13 de la Pave, le Néerlandais s'est présenté irrésistiblement et s'est échappé derrière ses assistants. Aucun concurrent n'a pu contrer son attaque, si bien que Mads Pedersen (Lidl-Trek) et ses coéquipiers ont dû lâcher prise. Le champion du monde a ensuite augmenté son avance de plus en plus. Il a finalement franchi la ligne d'arrivée avec trois minutes d'avance sur son coéquipier Jasper Philipsen. Mathieu van der Poel a ainsi fait une véritable démonstration de force et son équipe a fêté un double succès et s'est montrée très forte.
Pendant une grande partie de la course, l'équipe Alpecin-Deceuninck a assuré la tête de course et imposé un rythme très élevé. L'équipe belge a ainsi usé la concurrence. L'attaque de Mathieu van der Poel à 60 kilomètres de l'arrivée a souligné l'excellent travail de préparation de ses assistants : aucun coureur n'a été en mesure de parer son attaque. Le favori a ensuite maîtrisé tous les autres secteurs de pavés, tandis que ses poursuivants n'ont pas pu réduire l'écart. Finalement, trois minutes après van der Poel, un sprint a eu lieu entre trois poursuivants. C'est le coéquipier de van der Poel, Jasper Philipsen, qui a eu les jambes les plus rapides, tandis que Lidl-Treks Pedersen a pris la troisième place. La quatrième place ingrate est revenue à Nils Politt (UAE Team Emirates), qui a une fois de plus réalisé une solide classique.
J'ai du mal à le croire. Mon équipe était peut-être encore plus forte cette année que l'année dernière. Je suis très fier des garçons et heureux de l'avoir fait. Je me suis senti très bien aujourd'hui. - Mathieu van der Poel dans l'interview du vainqueur
Sur le parcours de 260 kilomètres entre Compiègne et Roubaix, il a fallu 25 kilomètres pour qu'une première échappée se forme : sept coureurs y étaient présents, dont Marco Haller de l'équipe allemande Bora-Hansgrohe et Kasper Asgreen de Soudal - Quick Step. Il a obtenu une avance maximale d'une minute et demie. Après les premiers secteurs pavés, la tentative d'échappée a pris fin : En effet, dans le peloton, l'équipe Alpecin-Deceuninck assurait un rythme élevé.
En conséquence, le peloton s'est déchiré en plusieurs parties en raison des pavés, du rythme élevé et du vent latéral. Un groupe de tête de 30 coureurs s'est ainsi formé, dans lequel figuraient, outre Mathieu van der Poel, les Allemands Nils Politt et John Degenkolb (Team dsm-firmenich PostNL). Beaucoup d'autres coureurs, comme Christophe Laporte (Visma | Lease a Bike) et Max Walscheid (Cofidis), qui avaient des chances de se classer parmi les meilleurs, ont raté le coche et n'ont dès lors joué aucun rôle.
Dans la forêt d'Arenberg, l'un des passages pavés les plus difficiles, la situation de course est devenue confuse dans le groupe de tête : plusieurs coureurs autour de Mads Pedersen, John Degenkolb et Jordi Meeus (Bora-Hansgrohe) ont eu des problèmes techniques. Nils Politt, Stefan Küng (Groupama-FDJ) et Gianni Vermeersch (Alpecin-Deceuninck) en ont profité. Ils ont roulé en tête pendant quelques kilomètres, mais ont ensuite été repris par l'équipe Lidl-Trek qui travaillait dur.
A 60 kilomètres de l'arrivée, Mathieu van der Poel a attaqué de manière décisive sur un secteur pavé et a laissé ses concurrents sur place de manière ludique. Alors que le Néerlandais devait par la suite augmenter son avance et remporter la victoire sans encombre, ça chauffait derrière lui :
Un groupe de cinq coureurs s'est formé autour de Nils Politt, Mads Pedersen, Jasper Philipsen et les deux coureurs de Groupama-FDJ Stefan Küng et Laurence Pithie. Mais les deux coureurs de l'équipe française ont dû lâcher prise au fil du temps, laissant les trois autres coureurs se disputer les places du podium.
Le sprint final a été lancé très tôt par Nils Politt. Mais il lui a manqué le punch nécessaire pour que Philipsen et Pedersen le dépassent. Au final, Politt a terminé quatrième et a une fois de plus fait preuve d'une grande force de caractère.