L'interview a été réalisée par Tim Farin.
TOUR : Vous avez remporté votre première course du World Tour en janvier, la Cadel Evans Great Ocean Race en Australie. Cela vous a-t-il surpris vous-même ?
Marius Mayrhofer : Non, je m'en croyais capable. Pourtant, je devais courir en Australie pour Patrick Bevin. Mais celui-ci a chuté lors du critérium du Tour Down Under. Ensuite, j'ai pris la place de leader sur le Tour et j'ai terminé deux fois dans le top 10 malgré des positions difficiles.
TOUR : Qu'est-ce que ce succès a changé pour vous ?
Marius Mayrhofer : C'était un signal fort pour moi : j'avais ma première victoire professionnelle, et en plus une victoire sur le World Tour, c'était bien. Mais tout cela était déjà oublié lors des classiques. Une telle victoire n'apporte aucun avantage ou désavantage en course. J'ai certes passé le Giro, mais je n'ai rien gagné. Et après, rien ne s'est passé comme prévu.
TOUR : Vous changez d'équipe en 2024, vous allez chez Tudor et descendez ainsi d'une ligue. Quels sont les arguments en votre faveur ?
Marius Mayrhofer : Sur le papier, c'est une équipe plus petite. Mais je vois l'évolution de nombreux pilotes là-bas. L'équipe s'est intéressée à moi très tôt, indépendamment de la victoire en Australie. J'ai le sentiment qu'elle croit en moi. Et je pense que Tudor a beaucoup de potentiel et que je peux m'y améliorer, humainement et surtout physiquement. Mon objectif est d'évoluer vers les classiques.