La majeure partie de la saison cycliste est derrière vous - le moment idéal pour faire le point sur votre programme d'entraînement : Quel plaisir avez-vous pris lors de vos blocs d'entraînement ? Quel a été le succès de vos compétitions ?
Avant de vous lancer dans une analyse approfondie des données, vous devez examiner les bases de votre entraînement quotidien. Quels sont les dix erreurs d'entraînement les plus fréquentes vous donnent du fil à retordre ?
La régénération après un effort intense est essentielle pour que le corps gagne en force. En effet, la performance ne s'accroît que pendant la pause. Les cyclistes fréquents deviennent souvent meilleurs en s'entraînant moins et en récupérant mieux, car ils peuvent alors s'entraîner mieux et plus fort lors de l'entraînement suivant. La récupération est importante dans le cycle hebdomadaire, mais aussi dans des périodes plus longues. Ce qui est le jour de repos en semaine est, sur l'année, un mois de relâchement en fin de saison pour souffler et faire le plein d'énergie.
La continuité est un facteur très important dans l'entraînement d'endurance. Une fois que l'on a récupéré, le stimulus d'effort suivant devrait suivre. S'il n'y en a pas, une augmentation continue de la forme est improbable - une erreur d'entraînement. Pour s'améliorer à long terme, il faut s'entraîner de manière constante. Des entraînements violents isolés peuvent constituer des stimuli de pointe, mais ils ne peuvent pas remplacer une progression continue grâce à un entraînement régulier.
On ne peut pas être au top de sa forme en permanence. Trop de compétitions comportent le risque de s'épuiser et de ne pas récupérer suffisamment entre les efforts. Pour les compétitions fréquentes, il faut une base très solide, c'est-à-dire une construction tranquille à long terme. Une autre solution consiste à se préparer de manière ciblée pour une ou deux compétitions principales et à n'utiliser les autres compétitions de la préparation que pour aiguiser sa forme. Cette méthode permet de mieux doser l'effort que si l'on participe à deux courses chaque week-end.
La construction de la forme prend du temps, la forme n'évolue régulièrement qu'au début. Lorsque l'on est meilleur, les performances s'améliorent plutôt par vagues et il faut cinq à six semaines pour que les changements soient perceptibles. Il faut de la patience pour récolter les fruits de l'entraînement. Si l'on se teste à chaque sortie et que l'on va toujours à la limite, on n'atteindra pas le top de sa forme et on commettra une erreur d'entraînement. Une patience particulière est importante après des efforts accrus comme les camps d'entraînement. Donnez-vous le temps de digérer le stimulus de l'entraînement.
Faire toujours le même tour de maison au même rythme ennuie l'esprit et le corps et ne stimule pas l'entraînement. Variez la longueur du parcours et le rythme pour obtenir de nouvelles adaptations. Construisez en continu, par exemple en augmentant régulièrement les distances, en allongeant les intervalles de vitesse, etc.
Ne renoncez pas au sommeil pour pouvoir vous entraîner plus longtemps. C'est pendant le sommeil que se déroulent les processus de réparation qui transforment les muscles fatigués en jambes solides.
La maladie est un stress pour votre corps. N'en rajoutez pas en vous entraînant en étant malade. C'est une erreur d'entraînement fatale. Si vous êtes malade, vous devez utiliser toutes vos ressources pour vous rétablir le plus rapidement possible. C'est la meilleure chose que vous puissiez faire pour votre forme.
Les stimuli spécifiques à la compétition aident à la préparation d'un événement. S'entraîner toujours à 30 km/h et vouloir rouler à 45 km/h en compétition ne fonctionne pas, et si c'est le cas, ce n'est qu'au prix de grandes douleurs. Anticipez les efforts de la compétition de manière ciblée. Pas forcément sur toute la distance, mais au moins par petites touches. Plus la compétition approche, plus l'entraînement doit être spécifique. Dans l'idéal, les pièces du puzzle de l'entraînement s'assembleront le jour de la compétition pour former une œuvre d'art complète.
Il n'y a pas que l'entraînement qui fatigue. Les tâches quotidiennes aussi. Gardez un œil sur la charge globale et réduisez l'intensité de l'entraînement si les facteurs de stress en dehors du sport sont importants. Utilisez alors plutôt le sport de manière à pouvoir y puiser de nouvelles forces.
Chaque sportif fonctionne différemment. Il existe des recettes éprouvées, comme l'alternance entre effort et récupération. Mais c'est à chacun de trouver la mesure qui lui convient le mieux. Ne louchez pas sur la fréquence cardiaque de vos compagnons d'effort. Ce serait une erreur d'entraînement. Mieux vaut développer votre sens du corps. Qu'est-ce qui vous fait du bien, qu'est-ce qui ne vous fait pas du bien ? Suivez votre stratégie individuelle et aiguisez vos sens pour votre corps.