Le problème des bouteilles en plastiqueQue buvons-nous donc au juste ?

Le problème des bouteilles en plastique : que buvons-nous donc au juste ?Photo : Wolfgang Papp
Boire pendant une sortie à vélo : cela semble sain, mais ce n'est pas forcément le cas. Des microplastiques, des germes et des plastifiants pénètrent dans l'organisme humain.
Quand on utilise une bouteille en plastique pour faire du vélo, on ne se contente pas de boire de l'eau. Malheureusement. C'est ce qu'ont découvert des scientifiques, et il existe de meilleures alternatives.

Sujets dans cet article

La bouteille au soleil

Une chaude journée d'été, la bouteille est bien calé dans son support, le soleil tape fort. Ce qui semble à première vue pratique, à savoir de l'eau chaude pour la route, pose en réalité un problème d'un point de vue chimique.

En effet, la chaleur accélère un phénomène qui se produit de toute façon : le plastique libère des substances. Le nombre, la nature et la quantité de ces substances dépendent du matériau et restent souvent flous, car les fabricants ne sont pas tenus d'indiquer ni le type exact de plastique ni les additifs utilisés.

Des centaines de substances, peu de connaissances

Des chercheurs de l'université de Copenhague ont démontré que des centaines de composés chimiques différents peuvent se retrouver dans l'eau à partir de nouvelles gourdes de vélo en plastique. La science ignore encore si la plupart d'entre eux sont toxiques et, le cas échéant, dans quelle mesure.

Ce qu'elle sait : les bouteilles anciennes ou bon marché peuvent contenir des plastifiants tels que le bisphénol A (BPA), qui perturbent le système hormonal. À cela s'ajoutent les microplastiques – de minuscules particules qui se détachent sous l'effet de l'abrasion et du vieillissement et qui sont ingérées. On les détecte même déjà dans le sang. D'ailleurs, ce problème concerne également la planche à découper en plastique de la cuisine !

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Le problème des germes dans le cyclisme

Quand on se déplace à vélo, on attrape souvent sa gourde avec les mains sales. De la boue éclabousse l'embout, voire des restes d'une bouse de vache dans laquelle on vient de rouler. De la poussière s'y dépose également.

La valve à mordre ou le bouchon à tirette d'un bidon de vélo classique constitue donc un terrain propice au développement des bactéries et des champignons. Les boissons isotonique et les jus de fruits favorisent encore davantage la prolifération des germes. En bref : un bidon est soumis à des sollicitations bien plus importantes dans le cyclisme que dans d'autres contextes, et cela se voit.

Ce qui aide vraiment

La bonne nouvelle : il existe des mesures simples qui permettent de réduire considérablement ce risque.

  • Choisir le matériau : L'acier inoxydable et le verre ne libèrent ni substances chimiques ni microplastiques, sont neutres au goût et faciles à nettoyer. C'est le choix à privilégier dans la mesure du possible.
  • Veillez à ce qu'ils soient sans BPA : Si vous utilisez du plastique, évitez le polycarbonate (PC) et le polystyrène (PS) et exigez la mention « sans BPA ».
  • Pas de chaleur, pas de graisse, pas d'alcool : Ces trois éléments accélèrent considérablement le transfert des substances chimiques – donc pas de bouillon chaud dans la gourde de cycliste.
  • Nettoyer régulièrement : Après chaque sortie, rincez-le, dévissez l'embout, nettoyez-le soigneusement – et rangez-le si possible avec son capuchon de protection.
  • Remplacer à temps : Si la bouteille présente des fissures, des signes de fragilité ou dégage une odeur, jetez-la. Des germes s'accumulent dans les fissures, là où le lavage ne peut plus les atteindre.

En conclusion

La bouteille en plastique n'est pas toxique à court terme. Mais ceux qui s'en servent quotidiennement pour boire, pendant des années, en été, avec des boissons isothermes, accumulent plus de substances nocives qu'ils ne le souhaiteraient peut-être. L'acier inoxydable est plus simple, plus hygiénique et plus durable. Pour ceux qui préfèrent tout de même s'en tenir au plastique : des boissons fraîches, une bouteille propre, un remplacement régulier. La formule est aussi simple que cela.

La bouteille n'est pas le plus gros problème

Si vous regardez maintenant votre gourde d'un air inquiet, jetez un coup d'œil à la cuisine : là-bas, c'est souvent pire. Prenez par exemple la planche à découper en plastique : chaque coup de couteau en détache de minuscules particules qui restent directement collées aux légumes. Selon des études, cela représente plusieurs dizaines de grammes de microplastiques par an – ingérés directement depuis la planche.

Pot de yaourt, bouteilles de ketchup, emballages de surgelés : la graisse et l'acide libèrent particulièrement efficacement les plastifiants et les additifs, et la chaleur du micro-ondes accélère considérablement ce processus. S'il y a une raison pour laquelle la gourde fait l'objet d'une telle attention, c'est avant tout celle-ci : nous buvons de l'eau en grande quantité, tous les jours, souvent tiède – et c'est la dose qui fait le poison.

Si l'on souhaite améliorer son mode de vie dans son ensemble, le mieux est donc de commencer par la planche à découper : du bois ou de l'inox plutôt que du plastique, du verre plutôt qu'un récipient en plastique pour réchauffer les plats, et de la sauce tomate en bocal plutôt qu'en flacon souple. La gourde n'est alors que la dernière étape – et non la première.

Microplastiques : personne n'y comprend rien !

Cela peut paraître effrayant : on détecte déjà des microplastiques dans notre sang, nos poumons et notre cerveau ! La science ignore toutefois si cela représente réellement un danger pour notre santé. L'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques estime que le danger est plutôt faible, bien que nous ingérions environ 5 grammes de microplastiques par semaine par le biais de notre alimentation, de l'eau et de l'air.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime elle aussi que la concentration actuelle dans l'eau potable ne présente aucun danger immédiat. En effet, les particules de plastique sont considérées comme inactives, mais elles peuvent transporter des polluants environnementaux qui, à leur tour, provoquent des réactions inflammatoires dans l'organisme. Et celles-ci sont à l'origine de tous les maux : cancers, maladies auto-immunes, troubles métaboliques, etc.

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