Les douleurs ressenties lors de la pratique du vélo de course et du gravel sont souvent dues à une combinaison de plusieurs facteurs : un mauvais réglage du vélo, une posture inadaptée, une sollicitation unilatérale et un manque de stabilité. En vérifiant le poste de pilotage et la selle, en améliorant sa position assise et en entraînant de manière ciblée le tronc, les fessiers et la ceinture scapulaire, il est possible de réduire considérablement ces gênes. Il reste toutefois important de repérer les signes avant-coureurs et d’y réagir à temps. En revanche, un engourdissement persistant, des douleurs irradiantes, une perte de force ou des douleurs après une chute doivent être pris en charge par un médecin. Dans tous les cas, un ajustement professionnel du vélo peut aider à vérifier systématiquement la position assise.
Le dos, les épaules, les bras, les poignets, la nuque, les fesses et les genoux sont particulièrement sollicités lors de la pratique du vélo de course et du gravel. Si des douleurs apparaissent à ces endroits, cela n’est pas forcément dû à une faiblesse musculaire. Il s'agit souvent d'une combinaison d'une ergonomie défavorable, d'une mauvaise posture, d'un manque d'adaptation et d'un effort trop intense.
La bonne nouvelle : de nombreux problèmes peuvent être considérablement atténués grâce à de petites modifications apportées au vélo, à une position assise plus active et à un entraînement ciblé. Ce guide t'explique comment reconnaître les problèmes courants et quelles mesures tu peux mettre en œuvre toi-même.
| Symptômes typiques | Causes fréquentes | |
| Bas du dos | Traction, pression, perforation, fatigue | Position assise trop tendue, manque de stabilité du tronc, bassin rigide |
| Haut du dos et épaules | Tensions, sensations de brûlure, fatigue | Trop de poids sur les mains, épaules relevées, hauteur de guidon inadaptée |
| Neck | Raideur, céphalées de tension, mobilité réduite | Tête trop penchée en arrière, épaules tendues, position assise trop en arrière ou trop basse |
| Les bras et les coudes | Fatigue, tiraillements, douleurs à l'extérieur de la jambe | Coudes trop tendus, charge d'appui excessive, prise trop crispée |
| Poignets et mains | Douleur à la pression, fourmillements, engourdissement des doigts | Une charge trop importante sur les mains, un guidon peu ergonomique, un ruban de guidon trop fin |
| Fesses et ischions | Douleur à la pression, sensation de gêne, engourdissement | Une selle inadaptée, une hauteur de selle incorrecte, de longues périodes en position assise |
| Genou | Douleurs à l'avant, à l'intérieur ou à l'extérieur | Hauteur de selle incorrecte, rapport de transmission inadapté, effort trop intense, mauvais positionnement des crampons |
En cas de maux de dos, il convient de distinguer la fatigue musculaire des troubles plus graves. Une activité physique régulière, des étirements et des exercices de mobilisation sont considérés comme des mesures importantes pour prévenir les maux de dos non spécifiques. Toutefois, en cas de symptômes intenses ou inhabituels, il convient de consulter un médecin afin d'en déterminer la cause.
Un reach trop long, une potence trop longue ou une selle trop reculée peuvent trop étirer le haut du corps. Conséquence : le dos doit rester immobile, tandis que les bras et les épaules doivent assumer un effort de soutien supplémentaire.
En vélo de course et en gravel, le haut du corps ne doit pas pendre passivement au-dessus du vélo. Les muscles du tronc stabilisent le bassin et transmettent la force entre les jambes et le haut du corps. S’ils sont trop faibles ou s’ils se fatiguent rapidement, c’est souvent le bas du dos qui prend le relais.
De nombreux cyclistes basculent leur bassin vers l'arrière et s'assoient sur leur vélo le dos voûté. Cela peut exercer une forte pression sur la colonne lombaire. Une position neutre du bassin, légèrement inclinée vers l'avant, permet d'adopter une posture plus active.
Même un vélo bien réglé peut provoquer des douleurs si l'intensité de l'effort augmente trop rapidement. Les sorties particulièrement longues, les dénivelés importants ou les parcours sur gravier de plusieurs heures peuvent surcharger le dos si les muscles ne sont pas encore habitués à un effort prolongé.
De nombreux cyclistes haussent inconsciemment les épaules et serrent trop fort le guidon. Cette combinaison empêche les bras et le haut du corps de réagir avec souplesse aux mouvements du vélo. Cet effet est souvent amplifié sur les chemins de gravier accidentés. Ceux qui tentent d'amortir chaque irrégularité en crispant les bras se fatiguent plus vite.
Lorsqu'on souhaite voir loin devant soi dans la circulation, dans les descentes ou sur des chemins de gravier, on a souvent tendance à étirer la colonne cervicale. Si le pare-brise est très bas ou si la position assise est trop inclinée vers l'avant, cette posture peut poser problème à la longue.
Lorsque le poids du corps est trop décalé vers l'avant, la ceinture scapulaire et les bras doivent assurer une stabilisation permanente. Cela se produit souvent lorsque la portée est trop longue, que la potence est trop longue ou que le cockpit est trop bas.
Sur un vélo de course et un vélo de gravel, les coudes doivent être légèrement fléchis. Des bras tendus forment une liaison rigide entre le haut du corps et le guidon. Les mouvements et les vibrations sont alors moins bien amortis par les bras.
Une prise ferme procure certes un sentiment de sécurité à court terme, mais elle fatigue les avant-bras et les mains. En particulier lors des descentes rapides et sur les parcours de gravier accidentés, il convient de tenir le guidon de manière contrôlée, sans pour autant se crisper.
Rouler très longtemps dans la même position sollicite de manière asymétrique certains muscles et certaines articulations. Les guidons supérieurs, les « hoods » et les guidons inférieurs offrent différentes possibilités pour soulager les mains et les bras.
Les bras ne doivent pas être complètement détendus. Ils travaillent activement, mais avec souplesse. La différence réside dans le fait qu'ils permettent des mouvements ou qu'ils soutiennent rigoureusement tout le poids du corps sur le guidon.
Si les poignées sont trop inclinées vers le bas ou vers le haut, cela entraîne une position des mains peu ergonomique.
Une portée trop longue, une potence trop longue ou un guidon trop bas déplacent le poids vers l'avant. Lorsque les bras sont tendus, cela exerce alors une forte pression constante sur les mains.
Un guidon de vélo de gravel ou de course très large peut entraîner, chez certains cyclistes, une position non naturelle des bras et des poignets. La largeur et la forme adaptées dépendent notamment de la largeur des épaules, de la taille, de la longueur des bras, du style de conduite et du type de vélo. En cas de douleurs aux poignets, vérifiez si la géométrie du guidon est adaptée à votre morphologie.
Un ruban de guidon trop rigide, des gants inadaptés ou une pression des pneus trop élevée peuvent exercer une pression supplémentaire sur les mains. Sur les parcours de gravel, les vibrations sont transmises directement aux mains et aux avant-bras par le guidon.
Une selle doit soutenir les ischions sans exercer de pression inutile sur les tissus mous. Une selle trop molle n'est pas forcément plus confortable. Une selle très molle peut entraîner un enfoncement du bassin et rendre la surface de contact instable. La largeur de la selle, sa forme, son rembourrage et l'anatomie individuelle sont, entre autres, des facteurs déterminants. Une selle qui convient sur un vélo de course ne conviendra pas forcément aussi bien sur un vélo de gravel.
Une selle trop haute peut faire basculer le bassin sur le côté à chaque coup de pédale. À l'inverse, une selle trop basse augmente souvent la pression sur les fesses et les genoux et nuit à la transmission de la puissance.
Une selle trop inclinée vers le bas peut faire glisser le corps vers l'avant. Cela augmente la pression sur les mains et les bras. Une selle trop inclinée vers le haut peut augmenter la pression sur la partie avant de la selle.
Une selle trop basse peut accentuer la flexion du genou et exercer une pression plus importante sur la face antérieure du genou. Une selle trop haute peut entraîner une hyperextension et favoriser l'apparition de douleurs lors des flexions du genou.
Rouler fréquemment avec des rapports trop lourds sollicite excessivement les genoux, notamment dans les montées et lors des accélérations vigoureuses. Un rapport plus léger et une cadence plus régulière peuvent réduire cette sollicitation.
Lorsqu'on roule avec des pédales automatiques, un mauvais positionnement des cales peut avoir une incidence sur l'axe de la jambe et la position du pied.
Il convient d'intégrer progressivement dans le programme d'entraînement davantage de kilomètres, plus de dénivelé et des intervalles plus intenses. Le genou est particulièrement sensible à une augmentation soudaine de l'intensité, surtout après de longues pauses.
Une bonne position assise n'est pas une posture figée. Elle varie en fonction du revêtement, de la vitesse, de la pente et de la distance parcourue. Faire du vélo ne sert pas seulement à éviter les douleurs. Cela permet également d'améliorer le contrôle, le confort et l'efficacité.
Le choix des pneus, de la pression des pneus, du ruban de guidon et de la selle doit être adapté à l'utilisation prévue. Sur les chemins de gravier, une pression des pneus trop élevée peut solliciter inutilement les mains et le dos. À l'inverse, une pression trop faible peut nuire à la stabilité du vélo et augmente le risque de crevaison.
Les exercices suivants ne nécessitent pas de salle de sport. Ils visent à renforcer et à assouplir les zones clés qui assurent la stabilité et absorbent les contraintes lors de la pratique du vélo de course et du gravel.
L'exercice du « dead bug » permet de muscler les muscles du tronc. Comme tu effectues cet exercice au sol, tu n'as besoin d'aucun équipement particulier, si ce n'est, dans l'idéal, un tapis de fitness.
Réalisation :
Contenu : 2 à 3 séries de 6 à 10 répétitions de chaque côté.
Important : Le bas du dos doit rester aussi immobile que possible au sol. Évitez de creuser le dos.
La planche latérale, également appelée « side plank », est un exercice au poids du corps destiné à renforcer les muscles abdominaux obliques ainsi que les stabilisateurs profonds du tronc et du bassin.
Réalisation :
Contenu : 2 à 3 séries de 20 à 40 secondes par côté.
Cet exercice au sol fait partie des méthodes efficaces pour solliciter le grand fessier.
Réalisation :
Contenu : 2 à 3 séries de 10 à 15 répétitions.
Ne soulevez pas en forçant sur le dos. Le mouvement doit provenir principalement des hanches et des fessiers.
Les pompes sur les omoplates permettent de travailler le contrôle actif de la ceinture scapulaire et de renforcer les muscles autour des omoplates. Cela favorise une posture détendue et stable sur le guidon d'un vélo de course ou d'un vélo de gravel.
Réalisation :
Contenu : 2 séries de 8 à 12 répétitions.
Cet exercice fait travailler le haut du dos. Le bas du dos doit rester aussi stable que possible pendant l'exercice.
Réalisation :
Contenu : 8 à 10 répétitions de chaque côté.
Réalisation :
Contenu : 20 à 30 secondes par position et par côté.
Pour la plupart des cyclistes amateurs, la structure suivante suffit dans un premier temps :
Deux à trois séries par exercice. Les dernières répétitions peuvent être intenses, mais doivent rester techniquement correctes.
Toutes les douleurs ne sont pas nécessairement le signe d'une blessure grave. Il y a toutefois certains symptômes que tu ne dois pas ignorer :
Les premières étapes essentielles sont les suivantes :
En agissant non seulement sur le corps, mais aussi sur le vélo, la position assise et la gestion de l'effort, il est possible de réduire de nombreux maux courants tout en gagnant en confort, en maîtrise et en endurance, tant sur route que sur chemin de terre.

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