Test pratiqueMesure de la puissance avec Powertap

Unbekannt

 · 10.05.2007

Test pratique : mesure de la puissance avec PowertapPhoto : Daniel Simon
Le nouveau Powertap SL 2.4 de Cycleops est le premier powermètre avec transmission radio. TOUR a vérifié dans un premier test pratique si le transfert de données sans fil fonctionne. Plus : nouveautés des concurrents SRM et Ergomo. (TOUR 5/2007)

Avez-vous déjà entendu parler de la télémétrie de champ proche ? Il s'agit d'un procédé qui permet de transmettre sans fil des données de mesure sur de courtes distances depuis des pièces de machine en mouvement vers un récepteur au repos. C'est également ainsi que fonctionne la dernière génération de Powertap 2.4 : avec cet appareil de mesure de la puissance, les signaux électriques du moyeu sont transmis par émetteur à l'ordinateur de vélo, où ils sont affichés sous forme de puissance en watts. Powertap est le premier appareil à utiliser cette technique de transmission.

Le système Powertap pour l'entraînement basé sur les watts existe déjà depuis 1997, et le principe de fonctionnement n'a pas changé depuis. Comme chez son concurrent SRM, le système fonctionne avec des jauges de contrainte. Toutefois, contrairement à SRM, elles ne sont pas intégrées dans la manivelle, mais dans le moyeu de la roue arrière. Les jauges de contrainte sont de petits capteurs qui réagissent aux déformations en modifiant la résistance électrique. Amplifiés électriquement, ces signaux sont ensuite transmis numériquement à l'ordinateur qui, avec la fréquence de pédalage, calcule la puissance en watts. Contrairement aux modèles précédents, cela se fait désormais de manière codée et sans enchevêtrement de câbles, par radio, sur une distance d'un bon mètre entre le moyeu et le guidon. Après deux ans d'essais, le Powertap SL 2.4 est désormais disponible dans le commerce. Notre premier test pratique s'est concentré sur des critères tels que le montage, l'utilisation, la consommation d'énergie, la précision et bien sûr la transmission sans erreur des données.

Articles les plus lus

1

2

3

4

5

Le montage ne prend que quelques minutes si l'on achète le moyeu déjà monté sur une roue. Il suffit de monter le pignon sur le rotor, de serrer la roue, de fixer le support de l'ordinateur au guidon ou à la potence à l'aide de deux attaches-câbles et le tour est joué. La configuration de l'ordinateur est ensuite un peu compliquée. Tous les préréglages ne peuvent pas être transférés du PC vers le compteur de vélo.

L'ordinateur avec son écran à trois lignes est facile à utiliser grâce aux deux boutons "Mode" et "Select". Toutes les valeurs sont bien lisibles, on peut configurer individuellement les lignes de l'écran pendant le setup, on peut même modifier le taux de répétition de l'affichage de la vitesse ou de la cadence, ce qui rend l'affichage plus ou moins sensible aux modifications des valeurs mesurées. Il faut s'attarder un peu plus sur la définition des intervalles : L'écran n'indique pas clairement si un intervalle est démarré ou terminé. Après le démarrage de l'intervalle, l'affichage "INT" disparaît, de sorte qu'il faut se souvenir quand un intervalle est en cours.

La qualité de la transmission radio a été absolument convaincante sur l'appareil de test. Une fois sorti du mode "sommeil", l'ordinateur a toujours reconnu de manière fiable le moyeu et la ceinture cardiaque. Pendant le trajet, il n'y a jamais eu de pannes, même pendant les longs passages le long des lignes électriques ou des lignes aériennes du RER, les valeurs affichées étaient toujours correctes. Il n'y a pas eu de valeurs fantaisistes pour le pouls ou la puissance, ni d'enregistrements incomplets.

Pour déterminer leur précision, nous avons parcouru plusieurs fois une pente mesurée avec précision et comparé la puissance affichée par le Powertap avec la valeur qui peut être calculée à partir du dénivelé, de la distance, du poids du système, du temps de parcours et de la résistance au roulement et au vent. Sur les pentes raides, il est ainsi possible de déterminer la puissance à un ou deux pour cent près. Résultat : les valeurs Powertap étaient inférieures de près de quatre pour cent aux valeurs calculées, mais elles ont toujours été reproduites - un bon résultat dans l'ensemble. La raison pour laquelle une pile bouton est tombée en panne au cours du premier test pratique de 500 kilomètres, en jouant beaucoup avec l'ordinateur, n'a pas pu être élucidée de manière définitive. Cela peut être dû à la technique radio, qui consomme plus de courant que la version câblée, ou aux basses températures au moment du test. Selon le mode d'emploi, la pile devrait fournir 400 heures de courant.

Un logiciel d'évaluation légèrement amélioré et compatible PC et Mac fait partie de la livraison. Contrairement à la version précédente, quelques instruments d'évaluation sont intégrés, permettant d'analyser précisément la répartition des watts ou des pulsations. Ce qui est gênant, c'est que les tours enregistrés sont morcelés lors de la lecture et qu'il faut les reconstituer péniblement à l'aide de la date et de l'heure. Cycleops annonce que ce problème sera résolu d'ici l'automne.

BREF ET BREF

Powertap SL 2.4 est un système de mesure de puissance intelligent qui, grâce à la technique radio sans fil, peut non seulement être monté de manière élégante sur le vélo de course, mais aussi être utilisé sur plusieurs vélos, puisque l'émetteur se trouve dans le moyeu. L'appareil de test a fonctionné de manière impeccable, sa précision suffit aux amateurs exigeants. Seule la consommation d'énergie a légèrement augmenté et la lecture des données pourrait se faire de manière plus fluide.

Distribution : TriDynamic, téléphone 08387/924420 ;

Partager l'article :

Les plus lus dans la rubrique Fitness