Sebastian Lindner
· 07.07.2026
La « porte des Pyrénées » marquera en 2026 le coup d’envoi de la course au maillot vert. C’est à Pau, après près de 160 kilomètres, que se déroulera le premier véritable sprint de ce Tour de France. Mais la journée débutera à Lannemezan. Cette petite ville de 6 000 habitants est en réalité encore plus proche des montagnes et, contrairement à Pau – dont la population est plus de dix fois supérieure –, elle ne jouit pas encore d’une réputation particulière dans le Tour. Alors que Pau compte 76 apparitions en tant que ville de départ ou d’arrivée et a participé au Tour près de deux fois plus souvent, ce qui la place en troisième position des villes les plus souvent visitées du Tour de France, derrière Paris et Bordeaux, Lannemezan en est quant à elle à sa sixième participation cette année.
En sortant de la ville, le parcours s'étend d'abord sur 70 kilomètres vers le nord, avant de changer de direction à Montesquiou. Jusque-là, le profil est principalement en légère descente, à l'exception de quelques petites côtes isolées. Une fois que le parcours bifurque vers le sud-ouest en direction de Pau, les côtes continuent de marquer le profil. À un peu plus de 25 kilomètres de l'arrivée, le seul passage en montagne de la journée (3e catégorie) se situe au niveau de la dernière des trois petites bosses successives. La pente y atteint près de 9 % sur un kilomètre.
Le reste du parcours jusqu'à l'arrivée ne présente plus aucune difficulté topographique, et l'approche de l'arrivée est elle-même facilement praticable. Le dernier virage serré se trouve avant le « Teufelslappen » ; ensuite, il n'y a plus que deux virages plus légers, les 600 derniers mètres étant entièrement en ligne droite.
Il est rare, dans un Grand Tour, qu'il faille attendre la 5e étape pour qu'un véritable sprint massif devienne probable. Est-ce simplement dû aux particularités des villes hôtes, ou s’agit-il d’une décision délibérée visant à accélérer la disparition des étapes de plat classiques – et donc des sprinteurs purs –, un phénomène également encouragé par l’A.S.O. ? En tout cas, sur la ligne d’arrivée à Pau, cela importera peu, notamment à Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Olav Kooij (Decathlon CMA CGM Team), qui sont sans doute les meilleurs exemples de sprinteurs classiques du peloton.
Mais la liste des coureurs qui comptent bien se mêler à la bataille sera nettement plus longue. Jasper Philipsen (Alpecin - Premier Tech) en fait partie, tout comme Mads Pedersen (Lidl - Trek) et Biniam Girmay (NSN Cycling Team). Sans oublier, bien sûr, les trois espoirs allemands : Max Kanter (XDS Astana Team), Phil Bauhaus (Bahrain - Victorious) et Pascal Ackermann (Team Jayco AlUla), qui souhaitent tous réaliser leur rêve de remporter une victoire d'étape sur le Tour. Ils n’auront pas de bien meilleure occasion que celle-ci à Pau.
Il y aura certainement des attaques et des écarts dans le peloton lors du « Hügeltriple » et au classement de la montagne, mais le parcours jusqu'à l'arrivée devrait suffire pour remettre tout le monde en place.