La première étape pour obtenir un cadre Seven personnalisé est de remplir un formulaire de quatre pages. Les mesures corporelles et la position assise sur le vélo utilisé actuellement y sont demandées. Les habitudes de conduite, les caractéristiques de conduite souhaitées, l'utilisation prévue, les éventuelles douleurs et enfin les composants souhaités sont enregistrés. On choisit ensuite un modèle de base et la couleur de la décoration, et on peut sélectionner des pièces rapportées telles que des embouts de pompe ou des œillets de garde-boue, voire des raccords démontables pour le cadre. Des peintures personnalisées sont également possibles, mais elles allongent parfois considérablement le délai de livraison. Après quelques jours, Seven envoie une proposition de géométrie avec des hauteurs de selle, des longueurs de potence et même le nombre de spacers.
Un tel effort coûte : dans le cas du cadre de test "Axiom SG", 3 795 euros sans la fourche ; celle-ci coûte 599 euros avec une pré-courbure adaptée, et la potence en titane de 169 grammes, également fabriquée sur mesure, 549 euros supplémentaires. La position d'assise proposée par Seven ne diffère de la position habituelle que par la distance entre la selle et le guidon de sept millimètres ; toutes les autres dimensions sont restées inchangées et ont été mises en œuvre de la sorte. Au lieu d'une tour d'entretoise haute, les Américains ont utilisé un tube de direction prolongé vers le haut - une belle solution. La potence présente en revanche une géométrie standard, comme celle que proposent les grands fabricants de pièces.
Nous avons monté le vélo avec des composants de l'offre Seven : le guidon et la tige de selle sont en aluminium et ne peuvent pas nier leur origine de la forge de composants Oval. Sans le décor Seven, ils coûtent toutefois environ un tiers de moins. Le cadre est complété par le nouveau cadre à 11 branches de Campagnolo, les roues Shamal en finition titane et la selle "Endurance" d'AX-Lightness.
La position d'assise et la selle étant familières, il n'y a pas eu de temps d'adaptation - dès le premier kilomètre, l'attention s'est portée sur les caractéristiques de conduite. La direction du vélo est équilibrée et le vélo semble léger dans les virages. Le poids, pédales, porte-bidon et manivelle SRM compris, s'élève à 7,5 kilogrammes. En raison de la partie avant très courte du cadre, le pied risque d'entrer en contact avec la roue avant à partir d'une taille de chaussure 42 lors du démarrage ou d'un virage à faible allure. Un peu plus de flexion de la fourche pourrait y remédier, d'autant plus que Seven peut facilement ajuster les fourches grâce à différentes pattes à coller. Au cours des 1000 kilomètres parcourus sur l'asphalte parfois rugueux de Lanzarote, le vélo s'est montré très confortable. En revanche, le coureur de moins de 70 kilos a été effrayé par les irrégularités de la suspension à vitesse élevée. Les descentes rapides exigent une main ferme sur le guidon, sans quoi les bosses ou les fissures et les bosses dans l'asphalte peuvent faire osciller le cadre de telle sorte que le vélo se balance. Il est préférable de saisir le guidon inférieur des deux mains et de placer les genoux contre le tube supérieur afin de maintenir le vélo sur sa trajectoire en descente. Le cadre et la fourche n'ont pas été conçus pour la course, afin de pouvoir s'envoler avec plaisir sur les routes de la TOUR-Transalp.
L'examen des valeurs de laboratoire confirme les expériences faites lors des essais. La rigidité de la tête de direction du cadre se situe au niveau des cadres classiques en acier, la fourche est certes confortable mais peu rigide latéralement. Malgré le tube supérieur relativement incliné vers l'arrière, la valeur de confort n'atteint pas celle des modèles haut de gamme en carbone comme le "Roubaix" de Specialized, le "Ultimate CF SLX" de Canyon, l'"Ultra Sonic" d'Isaac ou les concurrents en titane Van Nicholas "Aeolus" et Kocmo "Road Master".
La finition de l'"Axiom SG" fait honneur à la noblesse du matériau, les soudures sont impeccables et valent le coup d'œil. De plus, le cadre est très puriste. Seules la plaquette du tube de direction et les gravures sur la patte de fixation décorent l'assemblage des tubes. Les tubes sont brossés et brillent d'un gris titane uniforme. La transition entre le cadre, le boîtier de direction Chris-King et les entretoises en titane et la potence en titane est très bien travaillée. Les esthètes seront peut-être dérangés par la rencontre entre le noir mat (guidon, tige de selle et fourche) et le noir brillant (décor du cadre, jeu de direction, freins), mais c'est sans aucun doute une question de goût.
La part de Seven dans notre vélo de test s'élève à 5 408 euros. Pour ce prix, on obtient un cadre sur mesure extrêmement soigné, mais qui ne se distingue pas particulièrement par des détails extravagants ou par sa technique - même pas en comparaison avec les concurrents en titane que nous avons examinés dans le cadre de l'enquête. Spécial Titan dans TOUR 12/07 avaient testé.
PLUS non corrosif ; finition très propre
MINUS : Tendance à l'emballement ; cher
Taille du cadre du vélo d'essai graissée ; **mesure projetée du milieu du boîtier de pédalier au bord supérieur du tube de direction/de la selle/du tube de direction pour une hauteur d'assise de 75 cm (milieu du cadre de la selle - bord supérieur du couvercle du jeu de direction) ; ***poids corrigé pour une taille de cadre de 57 et une longueur de pivot de fourche de 225 mm ; ****d'autres notes individuelles, que nous ne pouvons pas imprimer pour des raisons de place, sont prises en compte dans la note.