La périphérie de la troisième plus grande ville d'Allemagne connaît ce soir un problème de circulation très particulier. A une vingtaine de kilomètres au sud du centre-ville, une demi-douzaine de cyclistes de course, en balade après le travail, grattent leurs semelles avec inquiétude. Dans la Pupplinger Au, tout est à nouveau fermé. Mais aucun klaxon ne se fait entendre - juste un meuglement occasionnel. Un troupeau de vaches doit passer d'un pâturage à l'autre. Les queues battent pour attraper les mouches, les galettes claquent sur l'asphalte, et le jeune paysan avec son bâton s'efforce de ramener les fugueuses dans le rang. Puis la route est à nouveau libre, la bouse de vache gicle contre le carbone, et le bouchon des cyclistes contraints de se calmer se dissout. Rares sont ceux qui se retrouveront en chemin. Le choix des circuits préférés est trop vaste.
La prospérité de la Haute-Bavière en est probablement l'une des raisons. Chaque ferme est reliée au reste du monde par une route finement asphaltée, chaque village est accessible par au moins deux côtés. Et comme il n'y a pas beaucoup de monde dehors, les personnes qui connaissent les lieux ont le choix entre plus de variantes sans voiture qu'on ne peut en retenir rapidement. Autre avantage du réseau routier surdéveloppé : pour presque chaque liaison automobile importante, il existe une alternative plus agréable et plus calme. Ces routes cyclables autour de Munich sont délicieusement peu pratiques pour le trafic longue distance, et même les AutoNavis surmotivés n'y envoient pas leurs propriétaires.
A cette profusion de mini-routes s'ajoute un phénomène avec lequel peu de grandes villes allemandes brillent : Munich a des frontières urbaines claires au sud. Il suffit de regarder une de ces cartes colorées de la Bavière pour voir les grandes surfaces vertes le long de l'Isar, au sud-est ou au sud-ouest. Souvent, l'activité s'arrête avant même le panneau d'agglomération. Quelques échappées traversent les quartiers extérieurs, puis le calme règne. Comme si l'on avait refermé une porte derrière soi. Une porte vers l'extérieur, vers la verdure. Dans les collines de l'Oberland bavarois.
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Vous trouverez ci-dessous ces itinéraires sous forme de données GPS à télécharger :
- Tour 1 : Vers le monastère d'Andechs
103 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 15 pour cent d'inclinaison maximum
- Tour 2 : Vers la Côte d'Or
80 kilomètres, 560 mètres de dénivelé, pente maximale de sept pour cent
- Tour 3 : À travers le Jachenau
158 kilomètres, 1 050 mètres de dénivelé, pente maximale de huit pour cent
- Tour 4 : Vers les rampes
112 kilomètres, 750 mètres de dénivelé, pente maximale de 16 pour cent
DONNÉES GPS: TOUR propose les données des tours à télécharger gratuitement. Les tracks au format GPX peuvent être téléchargés directement sur un appareil GPS pour être suivis ou être visualisés sur ordinateur dans Google Earth ou Google-Maps.
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