Made in ItalyColnago présente le C68

Made in Italy : Colnago présente le C68Photo : Hersteller
Nouvelle présentation exclusive : Le Colnago C68 est le dernier modèle de la série C, disponible depuis 1994.
Historique, iconique, exclusif : avec le C68, Colnago relance son modèle phare en carbone. Le fabricant italien de tradition continue de miser sur une construction modulaire, équipe le nouveau modèle de la technologie blockchain et propose pour la première fois une vente directe.

Lorsque Ernesto Colnago a présenté le C40 il y a 28 ans, il a stupéfié le monde du cyclisme. Un vélo de course en carbone qui résisterait à l'épreuve du Paris-Roubaix ? Peu de gens y croyaient. Même le nonagénaire avait des doutes. "La nuit précédant la course, le chef d'équipe Giorgio Squinzi m'a appelé pour me prédire que les vélos allaient voler en éclats. Je n'ai pas dormi de la nuit et j'ai suivi la course à la télévision en sueur", a un jour avoué Colnago à TOUR. Mais le courage du fondateur de l'entreprise a été récompensé. Le C40 a tout de suite remporté la classique d'un jour la plus difficile au monde et a remporté d'innombrables autres succès dans les années qui ont suivi. Cinq ans plus tôt, en 1989, Colnago avait développé le premier cadre en carbone, le C35, en collaboration avec le constructeur automobile Ferrari, mais il n'avait jamais été utilisé en course. L'expérience acquise avec ce matériau a néanmoins porté ses fruits. En bref, une légende était née.

Realizzato a mano in Italia : l'inscription en dessous du tricolore sur le tube de selle indique que le C68 est toujours entièrement fabriqué en Italie.Photo : HerstellerRealizzato a mano in Italia : l'inscription en dessous du tricolore sur le tube de selle indique que le C68 est toujours entièrement fabriqué en Italie.

Le cadre du C68 est fabriqué à la main

Le C68 est le dernier-né de la série C. Hier comme aujourd'hui, il compte parmi les vélos de course les plus spectaculaires du monde. Le cadre, fabriqué à la main à Cambiago, est à lui seul une œuvre d'art. Comme pour ses prédécesseurs, les différents composants en carbone sont collés ensemble, mais les tubes ne sont plus insérés dans des manchons classiques aux points de jonction. Au contraire, le cadre est divisé en éléments plus petits qui, selon Colnago, sont plus faciles à contrôler lors de la fabrication qu'un cadre monocoque.

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Les points de jonction sont toutefois visuellement moins marqués que sur le modèle précédent, le C64. En outre, cette construction permet une plus grande liberté dans l'éventail des tailles. Le C68 est disponible en sept tailles de cadre de série. Le cadre est également plus léger et plus rigide, Colnago annonçant un poids de cadre d'environ 930 grammes en taille 51. Le C68Ti est encore plus exclusif, avec un manchon en titane imprimé en 3D sur le tube de direction. Grâce à cette astuce, les Italiens peuvent continuer à proposer des cadres sur mesure sur demande.

Minitool dans le tube de direction

Contrairement au cadre en carbone, le nouveau cockpit CC.01 est fabriqué d'une seule pièce, ce qui le rend plus léger et plus rigide. L'unité intégrée guidon/potence peut être configurée en quatre largeurs et sept longueurs, ce qui offre au total 16 combinaisons au choix. Pratique : un mini-outil d'à peine 70 grammes est caché dans le tube de direction. Futuriste : un autocollant NFT sur le tube diagonal sert en quelque sorte de carte d'identité numérique dans laquelle sont déposées des informations sur la fabrication et la possession - voilà à quoi ressemble la protection antivol au 21e siècle.

Les éléments individuels forment un grand tout : comme pour ses prédécesseurs, les différents éléments du C68 sont collés ensemble, mais les tubes ne sont plus insérés dans des manchons classiques aux points de jonction.
Photo : Hersteller

Première impression de conduite du nouveau coureur Colnago

Nous avons eu l'occasion de tester le C68 avant sa présentation officielle, et cette nouveauté ne laisse rien à désirer. La stabilité de conduite est remarquable, rien ne peut faire dévier le Colnago de sa trajectoire. Pour la position d'assise, les Italiens ont opté pour un mélange réussi de sportivité et de confort (STR : 1,52). La tige de selle aplatie - le même modèle que sur le V3R de Tadej Pogacar - amortit correctement les vibrations en combinaison avec les pneus Pirelli de 28 millimètres de large, mais un peu plus de flexibilité serait souhaitable pour les sorties plus longues. Le braquet serré (52/36, 11-30 dents) rappelle les gènes de la série C pour la course.

Roue exclusive, prix exclusifs

Le fait que le C68 ne soit pas un vélo prêt à l'emploi se reflète toutefois aussi dans son prix. Le modèle le "moins cher" avec SRAM Red eTap et des roues Zipp démarre à 13 260 euros. Notre vélo de test avec dérailleur (Dura-Ace Di2 2x12) et roues (Dura-Ace C50) de Shimano est à 14.065 euros. De plus, une version avec des composants Campagnolo (Super Record, Bora Ultra WTO 45) est disponible pour 15.770 euros. Les modèles C68Ti en édition limitée se situent entre 14.205 et 16.780 euros. Les sets de cadres coûtent entre 5.650 et 6.600 euros selon le modèle. Pour ceux qui ont encore de l'argent à dépenser pour une peinture spéciale, il faut compter 1.200 euros supplémentaires. Une version avec des freins sur jantes devrait encore voir le jour.

Dès l'automne, le C68 sera également disponible en version Allroad avec un espace pour des pneus d'une largeur maximale de 35 millimètres. Un peu plus tard, une version Gravel avec une liberté de mouvement maximale de 45 millimètres est prévue.

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