Avez-vous déjà pesé vos roues avec et sans air ? Oui ? Alors, bienvenue au club. Car ce n'est qu'en prenant chaque gramme au sérieux (et c'est à peu près ce que pèse une atmosphère de pression de pneu) que l'on peut atteindre les plages de poids des machines de course qui battent des records d'allègement. Le peintre Günter Mai évolue depuis longtemps dans cette ligue. Au plus tard depuis son bolide de 4,2 kilos de 2002, il est en tête de la lutte pour la couronne dans le domaine de la construction légère. Avec sa nouvelle construction allégée à 3,3 kilos, exposée chez "German Carbon Group", il a quitté le salon une fois de plus en tant que roi des renards au gramme. Aux deuxième et troisième places : un Scott "Addict", que le trialiste professionnel et cycliste Sebastian Roth a ramené à près de 3,7 kilos, ainsi qu'un Storck "Fascenario", qui pèse comparativement 4,8 kilos avec des pièces de tuning de série médiocres.
"Nous avons une approche différente", explique Klaus Hickmann-Rother, responsable de projet chez Storck, pour expliquer le kilo de "surpoids" de son vélo d'environ 12.000 euros : "Les constructeurs individuels de vélos légers se moquent de la garantie. Chez nous, les fournisseurs sont responsables de la sécurité. Ce vélo pourrait être assemblé de la même manière par n'importe qui ayant les moyens de le faire". Mais ce n'est pas ainsi qu'on gagne le respect dans le milieu. Le milieu appelle avec mépris le montage de vélos légers par l'achat de pièces de tuning nobles "tuning de chéquier" et souligne les limites du procédé. Le roi de la construction légère Günter Mai : "En achetant des pièces ensemble, on peut atteindre 4,2 kilos, si le fabricant choisit la pièce la plus légère de la série. Pour devenir vraiment léger, il faut mettre la main à la pâte".
Vous trouverez une comparaison des vélos légers Projekt 3.3, Scott Addict S.R. Edition et Storck Fascenario dans le téléchargement PDF gratuit.
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